Texte à méditer :   Maîtriser sa vie jusqu'à la fin   Ultime Liberté
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Actualités MEDIAS CANNES : "Les Vies de Thérèse"

               Le 16 février 2016, Thérèse Clerc, l'une des grandes figures du féminisme, mourait à 88 ans. Atteinte d'un cancer, cette "femme debout", a demandé à son ami et réalisateur Sébastien Lifshitz de filmer sans tabou ses dernières semaines.

"Le déni de la vieillesse et de la mort me chagrine. On va filmer jusqu'au bout, et bravement!", lance d'emblée à la caméra cette militante de tous les combats féministes, de l'avortement à l'égalité des droits entre les hommes et les femmes, en passant par les luttes homosexuelles. Dès les premières images, Thérèse Clerc apparaît sur son lit d'hôpital, le corps affaibli et amaigri, le souffle court.

Présenté lundi à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes, "Les Vies de Thérèse", ce documentaire bouleversant a été longuement applaudi en séance de presse. Thérèse Clerc y jette un dernier regard tendre et lucide sur ce que fut sa vie personnelle, ses batailles et ses amours, illustrées par des archives télévisées et des films de famille.

Issue de la bourgeoisie catholique, mariée à 20 ans et divorcée en 1968 car "elle s'ennuyait", Thérèse Clerc, fondatrice de la Maison des Babayagas, résidence pionnière autogérée pour personnes âgées à Montreuil (Seine-Saint-Denis), a révélé son homosexualité à 40 ans, "comme un acte militant".

Tout en sobriété, la caméra de Sébastien Lifshitz suit Thérèse lors d'examens médicaux ou de conversations avec son médecin sur les soins palliatifs, mais aussi lors d'un dernier goûter familial.

"Je ne pense qu'à des choses insignifiantes... Est-ce que j'occulte la mort ou l'agonie ? Je ne sais pas", confie Thérèse. Face à la caméra, ses quatre enfants évoquent des souvenirs, mais aussi leur sentiment en participant à ce film-testament.

Le réalisateur l'avait interviewée en 2012 dans un précédent documentaire, "Les Invisibles" consacré à des homosexuels âgés, nés dans l'entre-deux-guerres. Thérèse Clerc a également créé l'Université des Savoirs sur la Vieillesse

"Quand elle m'a proposé de filmer ses derniers jours, j'ai eu besoin de réfléchir même si j'étais incapable de lui dire non. J'ai eu peur. Jusqu'où aller notamment", explique à l'AFP le réalisateur.

"Elle a voulu utiliser son corps affaibli dans un dernier geste militant et politique pour montrer et parler de la dégradation inexorable, dans une mise à nu totale. Elle voulait aussi montrer l'image glorieuse de quelqu'un qui s'en va", dit Sébastien Lifshitz qui a décidé d'occulter le décès.

"J'ai considéré que ce n'était pas nécessaire: je voulais que le film garde d'elle une image vivante, debout dans ce combat ultime. La mort ne devait pas tout prendre", conclut le réalisateur.

16/05/2016 18:34:34 -  Cannes (AFP) -  © 2016 AFP

 

 

Actualité Internationale :

 

Conférence mondiale sur les questions de fin de vie
 
Du 11 au 14 mai 2016 la Conférence biennale mondiale sur les questions de fin de vie aura lieu à Amsterdam, aux Pays-Bas.
Le programme complet se trouve sur  www.euthanasia2016.com

 
L' association Ultime Liberté  ( membre de la Fédération Mondiale et de la Fédération européenne  )
y sera représentée par sa présidente Claude HURY accompagnée d'une autre adhérente de l' association .

Les associations Mourir dans la Dignité du  monde entier tentent de permettre à toute personne dans le monde d'avoir un choix légal à mourir avec dignité.
 
La NVVE,  L’association néerlandaise Mourir dans la Dignité, organise cette conférence internationale en collaboration avec la Fédération mondiale des Associations du Droit de Mourir dans la Dignité.
Pendant quatre jours plus de 200 scientifiques, médecins, avocats, politiciens et militants du monde entier viendront échanger les enseignements acquis dans le processus de légalisation des choix de fin de vie. Par exemple 

La mort assistée est légale dans quelques pays et états dans le monde entier: les Pays-Bas, Belgique, Luxembourg, Suisse Colombie et plusieurs États américains. Dans de nombreux pays mourir dans la dignité est souhaité par la majorité des habitants, ce qui a récemment mené à la nouvelle législation au Canada et en France et à des campagnes audacieuses en Nouvelle-Zélande et en l'Allemagne.
Les présentations à cette  conférence comprennent les résultats des dernières recherches scientifiques, des exemples juridiques et des outils de campagne. Une application pour tablettes ou smartphone est disponible pour tous les participants ; elle donne des informations sur le programme, les orateurs et autres ....  Elle donne la possibilité de forum sur des sujets particuliers. 
 
Regardez la bande annonce  de la conférence. Pour plus d'informations, voir www.euthanasia2016.com.

 

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CANADA :

Le suicide assisté en voie de légalisation

 

Le projet de loi a été voté une première fois le 4 mai par les députés canadiens.

Les débats se concentrent sur les modalités du suicide assisté. La fin du débat est prévue en juin.

C'est une première étape.

Le 4 mai, la Chambre des communes du parlement fédéral canadien a approuvé le projet de loi C-14 sur le suicide assisté.
Déposé par le Parti libéral du Canada (social-libéral) et baptisé «aide médicale à mourir», le texte vise à modifier le Code criminel canadien, pour dépénaliser le suicide assisté.



Voir l' article plus détaillé du Figaro

 

Télécharger le "Plan d' action 2010 à 2020" de la Coalition pour des soins de fin de vie de qualité de Canada
 

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Décès de Thérèse Clerc.

  Thérèse Clerc, adhérente de " Ultime Liberté",

est décédée le mardi 16 février paisiblement dans son appartement de Montreuil,
entourée, comme elle le souhaitait, de sa « tribu », enfants et amis. Elle avait 88 ans.

therese_Clerc.jpg

Cette militante  adhère au Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception MLAC :
elle pratiquera, jusqu’ à la promulgation de la loi Veil, le 17 janvier 1975, des avortements militants, bien sûr clandestins, pour aider des femmes en détresse.


Elle crée à Montreuil , en 2000, la Maison des femmes, « lieu incontournable de la vie sociale, culturelle, citoyenne et militante de notre ville », écrit Patrice Bessac, maire de Montreuil, qui, le 15 janvier, baptisait le lieu du nom de Thérèse Clerc, en sa présence, lors de l’une de ses dernières sorties publiques.

Sa  dernière œuvre :  la Maison des Babayagas, lieu autogéré pour « vieillir ensemble en citoyens indépendants, libres et utiles » et hébergeant une vingtaine de colocataires femmes, âgées de 60 à 80 ans. 

 

            J'ai trouvé chez Thérèse, une femme très intéressée par notre combat, qui pour beaucoup, est la dernière  LIBERTÉ à acquérir ! 

           Dans ses derniers moments, même très diminuée par la maladie, son esprit était clair, vif et ses propos toujours judicieux et avenants ...

           Je ne doute pas que son oeuvre lui survivra ; je sais que d'Autres reprennent le flambeau .

                                                                                                                                                                                                                    Claude Hury, présidente d' Ultime Liberté

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THERESE CLERC tele libre par faskiltarace

Articles de presse :

http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2016/02/16/mort-de-la-militante-feministe-therese-clerc_4866423_3382.html

http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/02/22/la-maison-des-babayagas-l-anti-maison-de-retraite-a-montreuil_4869520_3224.html

Autres vidéos en ligne sur "Télé-Libre" :

http://www.dailymotion.com/video/x5576u_therese-clerc-tele-libre_news

 

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Actualité nationale :

27 janvier 2016 :

LA PROPOSITION DE LOI ( dite "Claeys - Leonetti" )

créant de nouveaux droits pour les personnes malades en fin de vie,

a été adoptée par l' Assemblée Nationale.
( voir le texte adopté : http://www.assemblee-nationale.fr/14/ta/ta0665.asp )

 

VIDEO DE LA SEANCE

 

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Députés et sénateurs s'accordent sur la fin de vie

( Article du Monde )

La commission mixte paritaire a adopté, en fin de matinée ce mardi 19 janvier, un texte commun sur la loi sur la fin de vie.
Ce texte ouvre la voie à la sédation profonde et continue pour les patients en fin de vie et à la rédaction de directives anticipées contraignantes pour les médecins.

Le texte précis élaboré par la Commission Paritaire : http://www.senat.fr/leg/ppl15-307.html
 

Pour l' association Ultime Liberté, il s' agit là d'une bien maigre "avancée", qui ne change presque rien à une grande partie des situations réelles de choix de fin de vie qui concernent nos adhérents.
Les objectifs de notre association restent donc les mêmes ... , et c'est par  l' entraide effective entre adhérents plus que par reconnaissance officielle nationale que nous construisons nos réponses.

 

 

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Actualité médias :

France- Inter,  Lundi 23 novembre 15 h :

Aujourd’hui dans Affaires Sensibles, l’histoire de Vincent Humbert,

jeune homme de 21 ans, tétraplégique, aveugle et muet,

qui demande un jour de novembre 2002 au président Jacques Chirac le droit de mourir.

On le lui refusera, sa mère l’aidera.

( Dans le cadre de cette émission également, un témoignage d'adhérent  Ultime Liberté )

 

 

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Actualité du 31 octobre :

 

Tentative de suicide de Nicolas Bonnemaison :
( article du journal Sud-Ouest )

Dans un  texte laissé, Nicolas Bonnemaison expliquerait l'usure qui est la sienne suite à ces quatre dernières années,
depuis la révélation de l'affaire en 2011. Il reviendrait aussi sur son procès à la cour d'Assises d'Angers et le verdict rendu.

Les soignants solidaires de Nicolas Bonnemaison jugent "inacceptable que le Dr Bonnemaison, dans sa vie professionnelle et maintenant personnelle,
soit ainsi la seule victime d'une organisation hospitalière défaillante,
d'une loi hypocrite d'un acharnement des milieux judiciaires les plus conservateurs
et d'un aveuglement indigne de nos institutions".
Ils désignent aussi l'Ordre des médecins parmi les "lobbys" qui "l'ont condamné pour l'exemple".
( Article du journal Sud-Ouest )

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Question  : où est la vraie "provocation au suicide" ?

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Actualité du 29 octobre :

Les sénateurs ont adopté jeudi 29 octobre, par 287 voix contre 10 et contre l’avis du gouvernement, une version remaniée de la proposition de loi sur la fin de vie.
le texte des députés Alain Claeys (Parti socialiste) et Jean Leonetti (Les Républicains) a été modifié par la commission des affaires sociales du Sénat.

Le texte doit désormais  faire l’objet d’une commission mixte paritaire composée de 7 sénateurs et 7 députés,
chargés de trouver une version commune aux deux chambres.
 

En savoir plus dans l' article du Monde

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EN  GUISE DE REPONSE : "La dernière Leçon"

 

 

 

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Actualité du 27 octobre :

 

Jean Mercier condamné à un an de prison avec sursis pour avoir aidé sa femme à mourir
En savoir plus dans l' article du Monde
 
 
Selon son avocat Me Mickael BOULAY,
« le tribunal a créé artificiellement le délit de suicide assisté, qui n’existe pas, sous l’appellation de non-assistance à personne en danger ».

Il a également indiqué qu’il allait faire appel de cette condamnation.

 
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Pour l' association Ultime Liberté, il est  clair que les lois actuelles qui encadrent aujourd'hui l' exercice de la "liberté de se suicider",
ne sont plus adaptées à ces situations de suicide réfléchi et délibéré. 
Et nous entamons, avec d'autres associations et nous l' espérons, de nombreux citoyens,  une réflexion collective sur ce sujet qui ne concerne plus simplement la toute "fin de vie", mais bien une liberté fondamentale du citoyen et au delà de la personne humaine, qu'il est aujourd'hui tout aussi arbitraire d' opprimer,
comme il a été nécessaire de lutter pour la liberté des orientations sexuelles et de la liberté de décider de ses modes de procréation.
Il devient pour nous tout à fait inadmissible que la législation d'un pays laïque reste encore à ce point l' otage de lobbies culturels et cultuels divers qui prétendent empêcher par la loi républicaine d'autres formes de pensée philosophique et de conception de la vie et de la mort de s'exprimer et de s'exercer.

 
 
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Actualité du 24 octobre :

 

Verdict au procès Bonnemaison :

- reconnu coupable d' empoisonnement pour un de ses patients
- condamné à 2 ans de prison avec sursis.

 

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Médias :
Emission "Toute une Histoire"
Euthanasie : Ils veulent choisir leur fin de vie
Replay du 15 octobre

 

 

Lundi 12 octobre :
Ouverture du procès en appel du Dr Nicolas BONNEMAISON:

 

Un article dans un blog du Monde du 13 octobre  :

Procès Bonnemaison : la loi et le « colloque singulier » entre médecin et agonisant

 

 

 

Article du journal SUD - OUEST :

L'ex-urgentiste bayonnais,  a été interrogé sur le suicide de son père, le décès de sa soeur et ses problèmes de dépression

 

Nous rappelons à ce sujet la position prise en Juillet 2014, par l' Association Ultime Liberté,

concernant cette affaire et le soutien à apporter au Dr Bonnemaison.

L' existence de ce deuxième procès ne change rien à notre position de fond :

 

Communiqué du 1er juillet 2014 de l'association Ultime Liberté,

à l'occasion de l'acquittement du Dr Bonnemaison.

 

Suite à l'acquittement du Dr Bonnemaison, de nombreuses voix s'élèvent parmi les adversaires de la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté, mais aussi parmi d'autres citoyens. Ils craignent que désormais l'État ou d'autres instances juridiques collectives comme la CEDH, n'autorisent des instances médicales ou des tiers comme la famille à pratiquer des interruptions de vie sans demande ou consentement des personnes concernées.


L'association Ultime Liberté s'est créée pour défendre le droit de chaque personne à la liberté de choisir sa fin de vie, par les moyens et dans les circonstances de son choix. Elle dénie à toute instance tierce, ou à d'autres que la personne elle-même, le droit de décider de sa vie ou de sa mort.
Si cette personne est devenue irréversiblement inconsciente et incapable d'exprimer sa décision, elle peut avoir délégué ce droit à des « personnes de confiance » désignées par elle. Nous partageons bien sûr l'insistance de beaucoup d'autres sur la nécessité d'une campagne d'information nationale concernant les directives anticipées et le choix de personnes de confiance.

Dans le cas du Dr Bonnemaison, nous avons indiqué dans un communiqué, dès le début de l'affaire en 2011, que nous ne pouvions pas accepter des décisions prises par un médecin sans l'accord au moins implicite de son patient.


Nous soutenons cependant la décision d'acquittement à cause des insuffisances de la Loi Léonetti, qui n'autorise ni l'euthanasie volontaire ni le suicide assisté.
Le Dr Bonnemaison a pris sur sa seule responsabilité personnelle avec les conséquences de poursuites que l'on sait, des décisions qu'il aurait probablement prises collégialement et publiquement avec les familles et en s'appuyant sur une volonté clairement identifiable des patients SI UNE TELLE POSSIBILITE AVAIT ETE DONNEE LEGALEMENT EN FRANCE. C'est l'absence d'une telle possibilité légale, autant que l'initiative du Dr Bonnemaison, qui est pour nous responsable de la situation.

Notre soutien à l'acquittement du Dr Bonnemaison dans ces circonstances ne doit pas être interprété comme l’acceptation d'une jurisprudence qui autoriserait l'État, ou le corps médical, ou une instance politique ou juridique, ou même l'entourage du patient, à décider de la mort d'une personne sans son avis !

 

Tant que la législation française ou européenne ne reconnaîtra pas la liberté inconditionnelle de chacun à décider de sa vie et de sa mort, ou de choisir les personnes ou les instances qui en décideraient à sa place lorsqu'il n'en est plus capable, nous considérerons comme éventuellement légitimes, cas par cas, des décisions individuelles provisoirement illégales. Elles sont à nos yeux justifiables par le flou inévitable des initiatives personnelles d'assistance lorsque cette liberté n'est pas légalement reconnue.

Notre position ne saurait en aucun cas se confondre avec celle des gens qui pensent que l'acquittement du Dr Bonnemaison donne le droit à la collectivité politique, l'entourage familial ou la corporation des soignants de s'ériger au-dessus de la libre décision d'une personne.

Ni la compassion, ni des convictions religieuses ou philosophiques ne sauraient justifier la prétention de se substituer à cette libre décision et d’imposer à une personne de vivre ou de mourir sans son consentement explicite.

 

Le C.A. de l' association Ultime Liberté  ( 1er juillet 2014 )

 

 

L' actualité du nouveau débat à l' Assemblée Nationale et au Sénat, concernant la Loi  Claeys - Leonetti, et son supposé "point d'équilibre",

ne change pratiquement rien à la question de fond que nous ne cesserons de relancer, aussi longtemps que la liberté individuelle en cette matière ne sera pas officiellement reconnue. Elle seule pourrait éviter que des personnes, médecins ou autres, devant l' urgence de certaines situations, ne prennent l'initiative  d'interpréter la volonté d'un patient en fin de vie auquel on n' a pas donné  une réelle possibilité d' exprimer son choix .

 

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Lundi 5 octobre 16h à l' Assemblée Nationale :

 

Discussion, en deuxième lecture, de la proposition de loi créant de nouveaux droits pour les personnes malades en fin de vie

et qui a fait l'objet d'un vote de rejet par le Sénat au cours de sa séance du 23 juin 2015

Vidéo en direct à 16 heures

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Actualité Nationale 30 septembre :

La proposition de loi créant de « nouveaux droits en faveur des personnes en fin de vie » 
a été adoptée mercredi 30 septembre en Commission des affaires sociales, à l’Assemblée.
( Vidéo sur le site de la Commission )
Elle sera examinée en séance publique les 5 et 6 octobre.

Les suites juridiques interminables de l'affaire Lambert,
la conclusion du procès de Jean Mercier le 27 octobre,
le nouveau procès du Dr Bonnemaison qui s' annonce ,
les nouveaux faits divers comme le suicide violent de deux octogénaires,
montrent à l'évidence que ce texte de loi, s'il est adopté, ne satisfera pratiquement personne,
puisqu'il ne répond pas à un grand nombre de situations réelles rencontrées par les citoyens,
et cherche inutilement à préserver un supposé "consensus" qui n'existe plus depuis longtemps,
ou s'il en existe un, latent, traduit par les nombreux sondages sur le sujet,
c'est bien sûr un consensus largement plus avancé que le "point d'équilibre" évoqué par les rapporteurs de la proposition de loi actuelle.

En tout cas , cette étape législative actuelle très frileuse ne saurait arrêter
l'inexorable progression de la liberté individuelle de décision en cette matière,
ni le travail de notre association pour la promouvoir.

 

Cependant, le débat de la Commission des Affaires Sociales a au moins le mérite de poser de plus en plus clairement la nécessité de distinguer le débat spécifique sur les "malades en fin de vie", avec un pronostic létal à brève échéance", du débat différent, concernant le suicide assisté proprement dit, et plus généralement la nécessité de repenser au niveau juridique les conditions réelles d' exercice en France, en Europe et dans le monde de la liberté de se suicider.
Comme en convient d'ailleurs Mr Leonetti, le "droit - liberté de se suicider  existe déjà en France", il n' y a donc pas lieu de proposer de l' instaurer.
Un certain nombre d' adversaires d'ailleurs d'une plus grande libéralisation de l'euthanasie pour les malades en fin de vie, ont publiquement comme "réponse" :
" S'il en a marre de vivre, il n'a qu'à se suicider, ou plus crûment et cruellement, il n'a qu'à se flinguer, se pendre, ou se jeter du haut d'une falaise".

Les conditions réelles d'exercice de cette liberté prétendue (formelle ), sont très singulières, puisque pour pouvoir exercer cette liberté de façon sereine et apaisée, sans souffrance et pour limiter les effets psychologiques sur l'entourage ou du public, de la découverte soudaine de corps ensanglantés ou pendus ou écrasés dans une voiture, la personne qui veut exercer volontairement, en toute conscience et de façon délibérée, cette liberté qu'elle est censée avoir déjà en France, il faut qu'elle se rende à l'étranger, en Suisse par exemple, ou qu'elle puisse obtenir par des voies diverses, les produits létaux nécessaires au libre exercice réel de cette liberté, et encore faut-il qu'elle exerce cette liberté dans l'isolement, si elle veut éviter à son entourage le risque d' être poursuivie pour "non assistance à personne en péril".  Le procès en correctionnelle en cours de Mr Jean Mercier ( dont on attend les résultats du jugement le 27 octobre ) démontre très clairement cette contradiction juridique.

Les rapporteurs de l'actuel projet de loi sur les " nouveaux droits en faveur des personnes en fin de vie ", pour dégager en touche les amendements proposés par Véronique Massonneau et quelques autres députés concernant l'inscription du suicide assisté dans cette nouvelle loi, considèrent qu'il s'agit d'un "autre débat", qui n'a rien à voir avec le problème médical des malades en fin de vie ...


Eh bien, chiche, nous sommes d'accord, et c'est un des objectifs  de l'association Ultime Liberté depuis le début :
 

 Puisque le problème de la liberté réelle du suicide et de l'assistance au suicide est "un autre débat" ,
  OUVRONS CE DÉBAT ,
et politiquement par de toutes nouvelles propositions de loi visant directement à
améliorer les conditions réelles d'exercice de la LIBERTÉ DE SE SUICIDER en France,
en réaffirmant positivement et solennellement dans notre droit, l'existence de ce "droit-liberté",
dont tant de beaux esprits prétendent qu'il est déjà présent ...


Affirmons clairement dans notre Droit et peut-être dans une nouvelle Constitution,
que chaque citoyen français adulte et capable dispose désormais librement de son corps, de sa vie et de sa mort,
et que nulle autre loi ne peut entraver l'exercice de cette liberté, comme l'ensemble des autres libertés fondamentales
si cet exercice ne contrevient pas aux libertés d'autrui,
et si la personne qui entend exercer cette liberté est pleinement consciente de la conséquence irréversible de sa décision,
prise sans pression extérieure, et en dégageant explicitement toute autre personne ou institution
de toute responsabilité juridique concernant sa mort délibérément décidée par elle-même en toute autonomie.

Et, comme il y a eut pendant des années un débat remettant à plat les questions de fin de vie des malades,
remettons à plat toute la question du suicide et de la "prévention du suicide" en France,
disons clairement quelles sortes de "suicides" nous cherchons collectivement à prévenir et pourquoi,
et quelles formes de suicide ou de "mort délibérée" nous considérons comme relevant entièrement du seul choix personnel d'exercice de la "liberté de se suicider".
 

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L' A.G. annuelle de notre association se déroulera le samedi 10 octobre à Montpellier.
L' après - midi du samedi 10 octobre nous organisons
une séance publique d'information et de discussion
sur le thème de la fin de vie,
à partir de 14h 30 au
"Gazette Café" ( 6 rue Levat )

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Le procès en correctionnelle de Jean Mercier :

Jean Mercier, 87 ans, n'a pas exprimé de regrets devant le tribunal correctionnel de St Etienne

où il comparaissait ce mardi  après-midi ( 22 septembre )
pour avoir prêté assistance à sa femme qui s'est donné la mort en novembre 2011.

Le procureur a requis trois ans de prison avec sursis contre celui qui réclame une loi digne de ce nom sur la fin  de vie.

La réaction de Jean Mercier à cette réquisition :  

 

Le 10 novembre 2011, Jean Mercier avait aidé son épouse gravement malade à se donner la mort.
Il lui avait apporté un verre d'eau et des médicaments. Son épouse atteinte d'un cancer incurable voulait mettre fin à ses jours.
A l'issue de l'instruction, l'octogénaire avait bénéficié d'un non-lieu pour le chef "d'homicide volontaire" pour lequel il avait été mis en examen.
Jean Mercier doit  répondre devant le tribunal correctionnel de Saint-Étienne de "non-assistance à personne en péril".

Des adhérents de l' association Ultime Liberté ont été présents le 22 septembre à Saint Étienne,
pour témoigner de leur soutien à Jean Mercier.

Les conclusions du procès seront connues le 27 octobre prochain.
Elles  seront en effet importantes pour tous ceux qui en France souhaiteraient pouvoir assister ainsi des proches dans la sérénité,
sans avoir à répondre devant la justice de "non assistance à personne en péril".

En effet nous considérons qu'une personne qui a décidé lucidement et de façon réitérée de mettre fin à ses jours, ne subissant aucune pression et n' étant pas sous l' emprise d'une simple pulsion suicidaire momentanée, due à une dépression occasionnelle réversible, n'est pas en "péril" et doit pouvoir exercer sa liberté de "mort délibérée", sans en être empêchée contre sa volonté.
Elle doit pouvoir réunir autour d'elle, pour ce dernier acte de sa vie, si elle le souhaite, des personnes de son choix sans que celles-ci risquent d' être poursuivies pour "non assistance à personne en péril".



Soutenir Jean Mercier sur Twitter

Soutenir Jean Mercier sur Facebook

 

 

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International :

 Au Canada :   Consultation sur les options législatives en matière d’assistance à mourir


Le comité externe chargé d'étudier les options de réponse législative à la décision Carter c. Canada a mis en ligne le questionnaire
qui permettra de recueillir les observations des Canadiennes et des Canadiens sur l'importante question de l'aide médicale à mourir au Canada.

Cette consultation fait suite au récent jugement de la Cour Suprême du Canada ( décision Carter C. Canada ) déclarant inconstitutionnelle la prohibition de l' aide à mourir.

Extrait de l' Arrêt : ( texte complet ici : http://scc-csc.lexum.com/scc-csc/scc-csc/fr/item/14637/index.do )

"Arrêt : Le pourvoi est accueilli. L’alinéa 241b)  et l’art. 14  du Code criminel  portent atteinte de manière injustifiée à l’art. 7  de la Charte  et sont inopérants dans la mesure où ils prohibent l’aide d’un médecin pour mourir à une personne adulte capable qui (1) consent clairement à mettre fin à sa vie; et qui (2) est affectée de problèmes de santé graves et irrémédiables (y compris une affection, une maladie ou un handicap) lui causant des souffrances persistantes qui lui sont intolérables au regard de sa condition."

... " Dans la mesure où ils prohibent l’aide d’un médecin pour mourir que peuvent demander des adultes capables affectés de problèmes de santé graves et irrémédiables qui leur causent des souffrances persistantes et intolérables, l’al. 241b)  et l’art. 14  du Code criminel  privent ces adultes du droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de la personne que leur garantit l’art. 7  de la Charte . Le droit à la vie entre en jeu lorsqu’une mesure ou une loi prise par l’État a directement ou indirectement pour effet d’imposer la mort à une personne ou de l’exposer à un risque accru de mort. En l’espèce, la prohibition prive certaines personnes de la vie car elle a pour effet de forcer certaines personnes à s’enlever prématurément la vie, par crainte d’être incapables de le faire lorsque leurs souffrances deviendraient insupportables. Les droits à la liberté et à la sécurité de la personne, qui traitent des préoccupations au sujet de l’autonomie et de la qualité de la vie, sont également en jeu. La réaction d’une personne à des problèmes de santé graves et irrémédiables est primordiale pour sa dignité et son autonomie. La prohibition prive les personnes se trouvant dans cette situation du droit de prendre des décisions relatives à leur intégrité corporelle et aux soins médicaux et elle empiète ainsi sur leur liberté. Et en leur laissant subir des souffrances intolérables, elle empiète sur la sécurité de leur personne.
   La prohibition de l’aide médicale à mourir porte atteinte au droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de la personne d’une manière non conforme aux principes de justice fondamentale.
"

 

Le « cahier de questions » du Comité offre aux Canadiennes et aux Canadiens l'occasion de se faire entendre sur la façon de mettre en application les différents types d'aide médicale à mourir (suicide assisté et euthanasie volontaire) au Canada. Le questionnaire http://www.ep-ce.ca/fr/cahier-de-questions/ permet à chaque personne d'exprimer son point de vue sur d'importantes questions portant sur le choix des personnes qui devraient être admissibles à l'aide médicale à mourir au Canada et sur les règles et sauvegardes qui devraient être mises sur pied afin de réduire les risques pour les particuliers et la société.

Sans être Canadiens, vous pouvez consulter ce questionnaire pour voir comment la question de la fin de vie et de la légalisation de l' euthanasie ou du suicide assisté est posée dans d'autres pays, avec peut-être d' autres conclusions que celles que s' apprêtent à voter les députés français ?

Si la Cour Suprême du Canada a pu trouver une contradiction entre l'interdiction du suicide assisté et la Charte canadienne des droits et libertés, on peut peut être espérer aussi qu'une juridiction soit française, soit européenne puisse un jour déclarer inconstitutionnelle, au regard des droits et libertés individuelles fondamentales, l' actuelle interdiction de l' assistance au suicide ?
 

Les droits et les libertés individuelles fondamentales sont ils si différents dans nos pays démocratiques, pour que sur une question aussi "fondamentale",
on puisse encore longtemps tolérer des législations nationales ... ou des interprétations aussi différentes ?

En effet, que dit l' Article 7 de la Charte Canadienne des Droits et Libertés , sur lequel la Cour Suprême canadienne s'est appuyé pour déclarer inconstitutionnelle la prohibition de l' aide à mourir ?

" Chacun a droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de sa personne; il ne peut être porté atteinte à ce droit qu'en conformité avec les principes de justice fondamentale."

On peut bien sûr trouver un article similaire dans la plupart des constitutions des pays démocratiques. Il suffirait donc que des tribunaux ou des "cours constitutionnelles" un peu courageuses, fassent un raisonnement juridique similaire à celui qu'on peut lire dans cet Arrêt Carter ... pour déclarer les différentes lois interdisant la liberté du suicide assisté ... inconstitutionnelles au regard des libertés individuelles fondamentales ...

 


Les "bonnes âmes" qui en France prétendent, à la manière de Jean Leonetti, voir un conflit fondamental entre "droit à la vie" et "droit à l' autonomie", feraient bien de réfléchir à ce qui est dit dans cet Arrêt canadien :
" Le droit à la vie entre en jeu lorsqu’une mesure ou une loi prise par l’État a directement ou indirectement pour effet d’imposer la mort à une personne ou de l’exposer à un risque accru de mort. En l’espèce, la prohibition prive certaines personnes de la vie car elle a pour effet de forcer certaines personnes à s’enlever prématurément la vie, par crainte d’être incapables de le faire lorsque leurs souffrances deviendraient insupportables."

 

 

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Vie de l' association :

 

Témoignage :

 

Lettre ouverte à une amie

 

Cette lettre, tu ne la recevras pas.

Dans la nuit d'hier, tu as choisi de mettre fin à la chronique de ta mort annoncée.
Magnifique encore dans ta maturité, femme jusqu'au bout des ongles, ferme et intelligente, autoritaire, souriante et fragile, élégante toujours, touchante surtout, il arrivait parfois que ton attention se perde un instant, égarée dans les méandres doux de cette maladie qui endormait lentement ton esprit.

Tu avais décidé de longue date que la maladie, ton insidieuse ennemie, ne t'emporterait pas, que tu n'imposerais pas à cet homme doux dont tu étais – dont tu es toujours – la lumière, que tu n'infligerais ni à tes amis, ni au monde, ni surtout à toi même le sordide spectacle de ta décrépitude.

Tu avais fait ton combat du droit de mourir en conscience, du droit de choisir le moment de tirer ta révérence avant l'hiver. Déterminée, obstinée, agaçante même, tu ressassais depuis des années la même obsession, ton droit, le droit de tous à ne pas vieillir au delà du raisonnable, à ne pas se légumifier, à ne pas lâcher la canne pour le fauteuil et le fauteuil pour le lit, à ne pas être un poids mort pour les autres, incapable de tout, ayant perdu ce qui selon selon toi fait le sel de la vie, la dignité de l'humain. Tu étais, tu es, une militante du droit de finir en beauté.

Quitte à mourir au bout du compte, quoi qu'il arrive, quoi qu'on y fasse, pourquoi ne pas en choisir le moment, pourquoi ne pas une dernière fois prendre ton destin en main, choisir avant qu'il ne soit trop tard et que la maladie seule décide du moment d'arrêter la pendule, de mettre fin à un combat que ni toi ni personne ne peut jamais gagner ?

Le seul droit que nous puissions avoir face à la mort programmée est d'en choisir le moment.

Est-ce injuste ? Est-ce égoïste ? Est-ce oublier la peine des autres ?

Ce le serait peut-être si la vie, notre vie individuelle, était éternelle, si ce choix était un renoncement à l' espoir … mais nous sommes programmés pour mourir.
Quoi que nous fassions, un peu plus tôt, un peu plus tard, nos cellules finissent doucement par se régénérer en dégénérant, la maladie s'installe, la fin est inéluctable et avec elle la peine des autres.

Mûrir son droit à finir dans la dignité ne serait un non sens que si l'on se persuadait que notre vie humaine sur cette terre, notre vie individuelle, prisonnière de notre corps fragile, est une vie sans fin.

Elle ne l' est pas. Pas sous cette forme et sans doute pas sous les formes paradisiaques que nous promettent les chapelles et les temples de tous bords. C'est une constatation, une simple constatation, une constatation qui n' a rien de désespéré. Nous sommes chacun une cellule d'un grand tout. L'espoir réside dans une réalité du temps qui échappe à notre compréhension humaine, qui réconcilie ces deux sœurs, ce yin et ce yang que sont la spiritualité et la science … mais c'est une autre histoire.

Dès lors que notre enveloppe, au moins, est mortelle, dès lors que les cellules de notre corps ont entamé leur programme d' autodestruction lente et que le processus final est assez engagé pour que l'on sente bien que l'on perd pied, que la noyade approche, inéluctable, le courage pour soi-même et pour les autres est peut-être de faire ce choix terrible de renoncer à l'illusion, de laisser l'intelligence surmonter l'instinct de survie qui n' a plus de sens , de choisir au lieu de subir … de choisir une toute dernière fois, et tant que notre choix reste suffisamment clair, suffisamment libre.

Tu as eu ce courage, amie, tu as choisi de partir belle et sereine. Cela nous a interrogés, bouleversé, déchirés … tes amis les plus proches en sont presque à se demander s'ils ne sont pas coupables de non assistance à personne en danger. Au cours des dernières semaines, des derniers jours ils se sont presque brouillés avec toi par affection, incapables de supporter le poids terrible de la mort choisie, englués qu'ils sont, que nous sommes, dans la beauté des matins de ce début d' été.

Toi, tu as eu ce courage de choisir et au bout du compte cela doit nous rendre sereins à notre tour... même et surtout ton homme, tout perdu qu'il est dans son insondable chagrin. Il n'y a pas le moindre doute. Ce choix est la liberté ultime. Nous ne pouvons que l' accepter, la respecter et même nous appuyer dessus pour que nos larmes soient moins amères.

Dors bien.

Arnaud de Senilhes

28/06/2015

 

 

 

 

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L' association Ultime Liberté a enregistré fin mai 2015

sa 1000 ème adhésion.

 

A cette occasion, la nouvelle adhérente n° 1000, Anne Gillot, nous a confié les raisons de son adhésion :

 

 

 

 



Actualité judiciaire :

L' affaire Bonnemaison rejugée en octobre 2015 :

L'urgentiste Nicolas Bonnemaison, dont l'acquittement en juin 2014 à Pau pour avoir abrégé la vie de sept patients avait attisé le débat brûlant sur la fin de vie,

sera jugé en appel devant la Cour d'assises à Angers du 12 au 23 octobre 2015.


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Actualité politique du 17 juin :

 

Fin de vie. Le Sénat modifie le cœur de la proposition de loi

 

Dans la proposition de loi  qui prévoit dans certains cas le recours à « une sédation profonde et continue », les sénateurs ont supprimé la précision « jusqu'au décès » que souhaitent les auteurs du texte, les députés Jean Leonetti (Les Républicains, LR) et Alain Claeys (PS). 

« Cette modification ne permet pas de marquer une avancée des droits des patients en fin de vie », a regretté la ministre de la Santé Marisol Touraine, soulignant qu'elle « vide de son sens ce texte en ne créant pas un nouveau droit ».

 

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Commentaire  par Armand Stroh ( Membre du C.A. d' Ultime Liberté) :

 Faut-il encore beaucoup de preuves supplémentaires que l' hypothèse d'un "consensus national" possible sur un tel sujet  était  une pure apparence ?
Que tous les "débats" qui ont eu lieu depuis des années sur le sujet n'ont fait et ne feront toujours apparaître que la réalité d'un clivage inconciliable ?
Le constat du blocage actuel de toute avancée juridique réelle  conforte l' association dans sa démarche de compter davantage sur les capacités d' entraide de ses membres, que sur une transformation fondamentale de la législation nationale qui satisferait leur demande légitime.

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Remarque complémentaire personnelle ( A. Stroh) qui n' engage pas l' association, ni ses membres, dont chacun peut apprécier différemment cette situation  politique et juridique bloquée :

La seule façon, pour moi, de sortir de ces confrontations stériles qui se répètent depuis des années, serait de renvoyer la question dans la sphère privée de la libre décision de chaque citoyen comme personne responsable d'elle-même en dernière instance, dès lors qu'une telle libre décision ne nuit pas à l' "égale liberté des autres personnes de choisir pour elles-mêmes d' autres solutions".

Non plus une simple loi liée au code de la santé, mais une loi constitutionnelle fondamentale reconnaissant la liberté individuelle de chaque personne de décider pour elle-même sur un tel sujet et non plus une prérogative collective de l' État ou du "Peuple français" supposé représenté par ses députés et sénateurs. Il n' y a pas plus de raisons philosophiques fondamentales de considérer que c'est à la "collectivité nationale" de définir collectivement un "consensus" sur les modalités précises  de fin de vie choisies par les personnes, que de penser que la "collectivité nationale" ait son mot à dire sur la façon dont les personnes choisissent leurs partenaires amoureux, d'avoir des enfants ou pas, ou décident de changer de conviction religieuse ou de ne pas en avoir.


Concrètement, cela serait, pour les partisans de cette liberté, d' arrêter de demander à l' Etat, aux députés et sénateurs ou aux gouvernement successifs, d' apopter une "loi sur la fin de vie" qui préciserait "ce qui est permis et interdit et pour qui" , pour  demander tout simplement une loi générale précisant le renvoi de cette question dans la sphère décisionnelle de chaque personne pour elle-même. Évidemment cela suppose  que si on demande une telle liberté pour soi-même, on la reconnaisse AUSSI aux autres personnes et qu'on ne prétendent pas à nouveau décider à leur place ce qui est bon pour elles ... sous prétexte que vous le jugez bon pour vous ... Rien d' empêcherait d'ailleurs, au contraire, dans un tel cadre de liberté, que chaque personne s' entoure à ce sujet des "aides", personnes de confiance,  conseils ou protections .... de son choix.

Concrètement, un des angles d'attaque précis est celui de la "liberté de se suicider", dont même beaucoup de nos adversaires prétendent qu'ils continuent à la soutenir ... en dégageant en touche à chaque fois qu'on pourrait chercher à étendre cette liberté formelle pour tous à une liberté réelle pour chaque citoyen, et pas seulement pour des privilégiés qui savent à qui s'adresser pour leur faciliter l' exercice d'une telle "liberté" ..., en analysant concrètement les divers points de blocage juridiques qui rendent en fait l' exercice réel d'une telle liberté particulièrement périlleux sur le plan juridique.
 

Si la communauté politique et juridique nationale s'avère incapable d' assurer à chacun de ses membres une telle liberté de choisir sa forme de vie et de mort personnelle, les personnes qui ont décidé "moralement" d'adhérer à une telle conception  se tourneront, comme citoyens "libres et égaux", préférentiellement vers d'autres niveaux de compétence juridique supérieurs, comme nous en avons déjà des exemples actuels par les recours à la CEDH dans le cadre juridique européen, ou directement à une forme ou une autre du droit international garantissant en théorie le libre exercice des droits de l' homme énoncés dans la Déclaration Universelle des Droits de l' Homme de 1948.

Si nécessaire, ces nouveaux "citoyens du monde", comme "personnes libres et égales" indépendamment de leurs origines, appartenances historico-géographiques, communautaires  ou "nationales"  antérieures, finiront par se CONSTITUER  ( au sens fort d'une souveraineté juridique collective nouvelle ) en une  "communauté juridique autonome" transnationale davantage capable de leur assurer collectivement à chacun  le respect d'une telle "Égale Liberté", car il va de soi que ne feront partie d'une telle communauté que des personnes qui auront librement déclaré leur accord avec un tel principe constituant de base.

 

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Actualité médias :

 

5 juin 2015 :

La CEDH valide l'arrêt des soins à Vincent Lambert

 

 

 

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Réécouter l' émission Répliques du 2 mai 2015  sur France Culture :

La médecine face à la fin de vie


Commentaire :

Encore un de ces débats, intéressant et bien mené par Alain Finkielkraut, mais qui montre à nouveau, pour tous ceux qui connaissent désormais le sujet,
que le débat n' apporte plus rien de nouveau ni de décisif dans l' argumentation.
Les positions de chacun sont liées à des choix éthiques personnels différents.
Ne pas reconnaître la liberté pour chaque personne d' exercer pour sa propre vie et pour sa propre mort sa propre philosophie de vie, s' apparente pour nous au déni d'une liberté personnelle fondamentale, comme la liberté de conscience, de croyance et de pratique pacifique de ses convictions.

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Sondage IFOP- ADMD :

Le regard des Français sur la Loi Leonetti et la fin de vie

http://www.ifop.com/?option=com_publication&type=poll&id=3010

TELECHARGER les résultats et l' analyse du sondage

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Communiqué du C.A. de l' association Ultime Liberté,
 

concernant la nouvelle législation Claeys – Leonetti

" créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie ".

 

Le C.A. de l' association Ultime Liberté prend acte de quelques avancées par rapport à l' état antérieur de la loi votée en 2005, mais considère que l' état de la législation qui en découle est toujours totalement insuffisant pour un véritable libre exercice du choix de sa vie et de sa mort par le citoyen.
Certes il y a un léger progrès dans la reconnaissance de la valeur propre du choix des patients « en phase avancée ou terminale  d'une maladie incurable », dans la possibilité pour eux de choisir désormais une « sédation profonde terminale » et de voir leurs directives anticipées devenir opposables.

1. Le rejet dans un premier temps de la proposition de loi Massonneau, et plus récemment des amendements proposés dans ce même sens lors de la discussion du projet de loi Claeys - Leonetti ( écartés par 89 voix contre 70 ), et les explications données par le gouvernement concernant ce rejet, montrent que la volonté du président de la République et du gouvernement, ainsi que d'une partie de la gauche qui les soutient n' est pas d' aller dans le sens d'une légalisation ni de l' euthanasie volontaire ni du suicide assisté, qui sont l'un des objectifs fondamentaux de notre association depuis sa création.

La proposition gouvernementale actuelle est donc en régression par rapport à la proposition 21 du candidat Hollande, qui elle-même était déjà très loin de nos objectifs.

 

2. Nous constatons par ailleurs que l'un des arguments politiques principaux avancés par le gouvernement ainsi que par les deux rapporteurs du projet de loi était de trouver un « point d' équilibre » ou de « consensus » national entre les diverses positions en présence.
Mais la situation de fait engendrée par cette nouvelle loi ne crée aucun réel consensus sur les nouvelles « limites » ainsi fixées par la loi. Elle aggrave même à certains égards les risques de conflits de pratiques médicales en fin de vie et d'interprétations juridiques y compris à l' intérieur même des équipes de « soins palliatifs » entre ceux qui voudront résolument appliquer la nouvelle loi, et ceux pour qui cette loi va déjà « trop loin », et qui ne manqueront pas de faire de la résistance, encore plus que pour l' application de la loi de 2005.


3. Lorsque dans les différents débats on écoute les partisans de la légalisation de l' euthanasie et du suicide assisté, dont nous sommes évidemment à Ultime Liberté, il devient de plus en plus clair que l' argument de fond principal n'est plus lié à l' analyse des situations particulières de fin de vie, mais bien dans l' acceptation ou non du principe fondamental de l' autonomie et de la liberté du choix de sa vie et de sa mort par la personne elle-même et non par un cadre collectif qui en prescrirait a priori les contours à travers une législation.

Ce que ces personnes trouvent de plus en plus insupportable, ce n'est pas spécifiquement telle ou telle condition de fin de vie, plus ou moins douloureuse etc., mais le simple fait que ce sont d'autres qu'elles-mêmes qui prétendent en décider, alors qu'il s' agit « de leur propre vie et de leur propre mort ».


Du point de vue du changement de législation française sur la fin de vie, l' association Ultime Liberté ne cessera de contester les lois successives, même de « consensus », aussi longtemps que la liberté de décision pleine et entière de la personne dans ce choix ne sera pas reconnue.

 

( fin du communiqué )

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En complément , une interview de François Galichet, vice-président de Ultime Liberté,  réalisée pour TSEWEB.TV le 14 mars 2015 :

 


 

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Actualité Nationale :


17 mars : Vote solennel de la nouvelle loi de fin de vie :

Les députés socialistes, UMP, UDI et Front de gauche ont majoritairement voté pour la proposition de loi.

83 députés se sont abstenus, dont la plupart des écologistes et des radicaux de gauche.
La plupart des votes contre sont des élus UMP, minoritaires dans leur groupe.

" Tout ce temps et tous ces espoirs pour en arriver là ... " ( Mme Véronique Massonneau )

  

                                                      

 

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Sondage BVA/Orange/iTELE
concernant les Français et la fin de vie :

"Des Français très largement favorables à la sédation profonde et continue, plus particulièrement lorsque le patient le décide

Si 96% des Français sont favorables à la sédation profonde et continue lorsque le patient le décide, leur taux d’accord régresse à 82% dans le cas où la sédation serait réalisée sur décision de l’équipe médicale lorsque le patient ne peut exprimer sa volonté.

Près de 9 Français sur 10 favorables à l’euthanasie clandestine

88% des Français se déclarent favorables à l’euthanasie clandestine, c’est-à-dire à ce que des euthanasies soient pratiquées, même si elles ne sont pas autorisées par la loi, lorsque des personnes atteintes d’une maladie incurable en phase terminale le réclament.

8 Français sur 10 favorables à une loi autorisant l’euthanasie

80% des Français jugent qu’il est nécessaire de faire voter une loi visant à autoriser l’euthanasie.
Sur le plan politique, les sympathisants de la gauche sont 84% à se déclarer favorables au vote d’une loi autorisant l’euthanasie contre 76% des sympathisants de la droite.

Si les Français adhèrent globalement au principe d’un accompagnement à la fin de vie et valident l’évolution de la législation, une condition importante à toute démarche semble être de mettre le patient au centre des décisions.

 

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Commentaire  : que devient le "point d'équilibre"  de la Loi Claeys Leonetti, lorsque on voit ces résultats ?
Un consensus de la "classe politique' pour ne pas écouter ce que pense la très grande majorité de la population ?

Lorsqu' à l' Assemblée Nationale, Mme Touraine prétendait que le "point d'équilibre" de la loi Claeys Leonetti visait  à ne pas "brusquer la société française",
de quel peuple imaginaire parle-t-elle ?  De quelque pourcentage d' opposants irréductibles ?
Pourquoi la grande majorité accepterait-elle d' être en permanence  "brusquée"  par la frilosité de ses représentants ?

 

Et que devient une "LOI" lorsque

"88% des Français se déclarent favorables à l’euthanasie clandestine,

c’est-à-dire à ce que des euthanasies soient pratiquées, même si elles ne sont pas autorisées par la loi,

lorsque des personnes atteintes d’une maladie incurable en phase terminale le réclament." ?
 

Cela veut dire peut-être qu'une très large majorité de français voudraient désormais que cette question d'éthique personnelle ne soit plus traitée par une loi qui en prescrit le cadre
mais laissée à la libre appréciation privée de chaque personne concernée, comme le sont les questions de croyance religieuse dans notre République laïque ...

 

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11 mars 2015

 

Les députés français ont rejeté   par 89 voix contre 70,
des amendements visant à légaliser le suicide médicalement assisté et l'euthanasie
dans le cadre de l'examen de la proposition de loi "Claeys -Leonetti" sur la fin de vie.

Le texte étudié, qui complète la loi de 2005, propose une "sédation profonde et continue" pour les patients en phase terminale, sans aller jusqu'à l'euthanasie,

et rend contraignantes pour les médecins les directives anticipées laissées par les malades.

Cette proposition de loi soutenue par une partie de l' UMP et du PS et le gouvernement montre non pas un "point d' équilibre" ou de consensus,

mais bien un stade  extrêmement instable de la législation,

puisqu'une centaine de députés PS, des écologistes et des radicaux de gauche estiment qu'elle ne va pas assez loin,

et que clairement à l' inverse, une partie des adversaires traditionnels de la légalisation considèrent que cette proposition de loi est déjà bien trop ouverte à leurs yeux.

 

Liens pour revoir les débats à l' Assemblée

1ère séance : 

2ème séance :

Télécharger le TEXTE résultant des amendements
( publié le 12 mars )

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Commentaire éditorial du  12 mars ( par Armand Stroh , s' exprimant en son nom personnel. )

Un prochain C.A. de l' association précisera notre position publique officielle par rapport à cette nouvelle loi si elle est "définitivement" adoptée ... alors que déjà beaucoup n' y voient qu'une étape ...

L' association Ultime Liberté n' attendait guère autre chose d'un état de division réelle inconciliable des  positions, non seulement entre les représentants politiques, mais entre l'opinion publique manifestée régulièrement par les sondages et la "représentation politique". Un "point d'équilibre" ou "consensuel" purement factice et provisoire, qui ne vaut que pour ceux qui y adhèrent ( s'il y adhèrent ... ce qui n'est pas sûr même pour tous ceux qui l'ont voté ).

Quant à la disjonction entre les attentes majoritaires du "peuple français" et les "consensus" apparents d'une partie de leur "représentation politique",  de prochains sondages d'opinion, à l' issue du vote de la nouvelle loi, montreront si cette loi recueille réellement la satisfaction majoritaire des français par rapport à leurs attentes concernant leur fin de vie ...

Pour l' association Ultime Liberté, cet épisode législatif n'est qu'une péripétie de plus dans une histoire des conflits idéologiques qui traversent depuis longtemps notre pays.

Dès la création même de l' association, en 2009,  nous avons proposé et continuons à proposer une autre voie, celle de rendre nos objectifs et notre action de plus en plus indépendants des péripéties des législations nationales,

en nous appuyant directement sur notre propre principe éthique d' autonomie morale de la "personne souveraine sur elle-même" en ces matières qui ne concernent que notre propre vie et notre  propre mort personnelles. et en nous appuyant du point de vue des références symboliques juridiques communes à ces personnes adhérentes directement sur la Déclaration Universelle des Droits de l' Homme

En nous appuyant sur la solidarité propre de ces personnes entre elles et sur toutes les opportunités que nous offrent aujourd'hui notre  connexion internationale aux autres personnes dans le monde qui partagent librement notre point de vue.

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( Note encore plus personnelle : )

En écoutant les débats de notre Assemblée Nationale, et l' assurance avec laquelle chacun de nos représentants prétendait "respecter" les positions différentes de la sienne, et  la conscience que chacun pouvait avoir de la singularité et de l' "intimité" des positions de chaque personne sur ce sujet de la fin de vie, je suis d'autant plus étonné de l' aveuglement collectif qui en résulte, alors qu'une réelle solution "consensuelle" pourrait sauter aux yeux de tous :

Si chaque position personnelle est "éminemment respectable", alors pourquoi ne pas poser en principe commun  désormais en ces matières, que l' Etat et le collectif politique national n' interviendront plus dans le contenu de ces positions personnelles et laisseront  chaque "citoyen" également libre d' agir conformément à ses convictions personnelles, la loi commune ne servant qu' à assurer que cette liberté de chacun n' enfreigne pas l' égale liberté des autres d' agir conformément à leur propre conviction ?

Voilà qui serait une véritable avancée conforme au "génie révolutionnaire"  supposé de notre "Nation" !


C'est en fait, pourtant ce qu' en substance pensent en  conscience une grande partie de nos adhérents, et au-delà un grand nombre de français et de personnes dans le monde ...

Qui dans notre "classe politique" osera proposer une telle nouvelle constitution qui déclarera, contrairement à  l' article 3 de la Déclaration de 1789,

que  "le principe de toute souveraineté réside en chaque personne l' exerçant sur elle-même" et que "nul corps collectif ne peut exercer d' autorité qui n'en  émane expressément" ?

Mais nos "représentants politiques", impuissants à se redéfinir eux-mêmes comme de tels "constituants" , préfèrent se contenter des petites querelles éternelles, des guéguerres de tranchées politiciennes, et des "points d' équilibre" qui en réalité ne satisfont personne et ne font que faire croitre l' insatisfaction générale.

Les véritables enjeux de pouvoir se jouent déjà depuis quelques temps ... ailleurs !  Et l' impuissance politique  collective de ce que nous continuons encore à appeler "nations" ne tardera pas à être de plus en plus éclatante.

 

 

 

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10 mars : Ouverture du débat sur la proposition de loi Claeys - Leonetti

à l' Assemblée Nationale

 

 

Discussion générale de la séance du 10 mars

 

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Actualité Media :

RTL Soir du 9 mars, vers 18h 30 :

Interview téléphonique de Claude HURY, présidente de l' association.

 

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Soirée continue sur la fin de vie programmée par France 2

  à partir de 20h 50 le mercredi  11 mars.

Projection du téléfilm "Des roses en hiver" (Fr, 2013) de Lorenzo Gabriele.

( REPLAY )

 

A 22 h 15 :
Débat: Peut-on-choisir sa fin de vie ?

 

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Actualité nationale :

 

Vers une bataille des amendements à l' Assemblée Nationale
autour du texte de Claeys - Leonetti à partir du 10 mars 2015 ?
 
Des députés PS proposent d’aller plus loin que le texte Claes - Leonetti
 
 
 
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Rappel concernant la position constante de notre association Ultime Liberté :
 
Si toute amélioration législative nationale vers plus de liberté personnelle est bonne  à prendre, nous ne serons satisfaits par aucune des petites évolutions possibles qui s'annoncent :
Aussi longtemps que notre liberté personnelle pleine et entière en matière de choix de fin de vie ne sera pas reconnue ,
nous continuons à penser et à agir indépendamment des états successifs  provisoires  de la législation nationale, et des fluctuations des majorités nationales,
en ne reconnaissant comme cadre éthique légitime de notre action que la seule conformité  à la Déclaration Universelle des Droits de l' Homme,
 
Commentaire ( par Armand Stroh, membre fondateur de l' association ) :

Nous utilisons donc et continuerons à utiliser, sans aucun scrupule de légitimité  "éthique", toute possibilité d'agir conformément à nos objectifs,  à partir d' autres territoires que le territoire national. ( Exemple : l' accompagnement en Suisse ).
De même par l'information de nos adhérents de toutes les possibilités accessibles ailleurs dans le monde pour l' exercice d'une telle liberté personnelle, qu' elle soit ou pas "reconnue" par la loi française.
Dans la mesure même où nous sommes pour la liberté de pensée personnelle, cette liberté comporte celle de s'informer sur toutes les autres façons possibles de penser, de légiférer et d'agir que celles qui se pratiquent en France  !

 
Voudrait-on un jour nous priver d'une telle liberté d'information ?
Certains voudraient-ils interdire par la loi aux citoyens français de consulter les sites internet internationaux  concernant le choix de sa fin de vie et les possibilités concrètes de se procurer une mort douce ?
 
Les adversaires d'une telle liberté iront-ils jusqu' à chercher à interdire à des citoyens français de se rendre en Suisse pour bénéficier d'un suicide assisté ?
Iront-il jusqu' à vouloir interdire aux citoyens français de s'informer sur Internet sur les moyens de mettre fin à leur vie de façon non violente ?
Iront-ils jusqu' à vouloir pénaliser à nouveau le suicide lui-même ?
 
En matière de "légitimité" éthique de notre action, nous  faisons comme si nous étions déjà directement des "citoyens du monde", ayant  les mêmes droits et libertés sur leur propre vie et leur propre mort, qu'un citoyen suisse, néerlandais, luxembourgeois, de l' Orégon,  ...  ou de n'importe quel autre "état" garantissant un peu plus de liberté personnelle en matière de fin de vie.
Pour nous, une telle liberté humaine personnelle ne devrait plus pouvoir être restreinte par aucune législation nationale réellement soucieuse de l' égale liberté de ses citoyens.
Une telle liberté devrait être internationalement garantie sur la base des Droits de l' Homme, comme les autres droits fondamentaux, quels que soient les particularismes des législations nationales locales.
Une telle évolution juridique peut être retardée, sous prétexte de "point d' équilibre"  ou de consensus national hypocrite, mais elle ne saurait être définitivement bloquée, sous peine de  rejoindre les dictatures et les intégrismes religieux érigés en législations  "démocratiques".

N'attendons plus qu'une loi de consensus national nous "autorise" à nous gouverner nous-mêmes ...
En toutes les matières qui ne concernent que nous mêmes personnellement  et notre corps, notre vie et notre mort personnelle,  il ne tient qu' à nous, comme "personnes souveraines libres et égales", de décider de notre autorité sur nous mêmes ...


Prenons notre vie et notre mort en nos propres mains :

( "OSE SAVOIR : SAPERE AUDE ! " , le mot d'ordre des Lumières )
 
 
 
Pourquoi acceptez-vous les Claeys et Leonetti, les Comités d' Ethique divers, et même la "représentation nationale" des députés et sénateurs  comme vos "tuteurs"
qui vous prescrivent ce que vous devez penser pour être dans le "point d'équilibre du consensus" ?
 
 
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Actualité internationale :

Le Canada rend l'euthanasie légale

L'euthanasie sera désormais autorisée au Canada.

La Cour suprême a décidé vendredi de permettre aux patients atteints de maladies incurables de choisir de mettre fin à leur vie grâce à une aide médicale.

Voir l' Article AFP BFMTV

( Dont la photo d'illustration reprend notre affiche "Ultime Liberté", prise en fait lors du procès Bonnemaison à Pau )

 

 

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Actualité nationale

 

PETITION DE MEDECINS ET DE PROFESSIONNELS DE LA SANTE POUR LA LEGALISATION DE L'EUTHANASIE :

des médecins s'engagent comme le Dr Denis Labayle et le Dr Bernard Senet

PETITION ( signature réservée à ces personnels )
DE MEDECINS ET DE PROFESSIONNELS DE LA SANTE POUR LA LEGALISATION DE L'EUTHANASIE 

 

Rappel : Pétition générale pour tous en faveur de la légalisation du suicide assisté

( peut être signée par tout le monde )

 

Remarque : Les médecins et professionnels de santé qui ont signé cette pétition et qui ne souhaitent pas attendre pour rendre leur action personnelle compatible avec leur conviction,
peuvent contacter notre association pour constituer avec d'autres médecins  un réseau de "médecins de confiance" ....,
dont les patients sauront qu'ils n'interprêteront pas systématiquement leur demande d' "ultime liberté" comme une demande de soins palliatifs en attendant passivement que la mort arrive ....
 

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Suggestion personnelle ( Armand Stroh, membre fondateur d' "Ultime Liberté"  ) :

Constituons un réseau mondial des personnes libres et égales qui se reconnaissent mutuellement leur égale autonomie personnelle de décision sur leur propre vie et leur propre mort,

au delà des fontières des Etats-Nations et de leurs législations restrictives des libertés individuelles et de l' autonomie des personnes.
 

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Le projet de proposition de loi Massonneau

"Respect du choix de fin vie des patients"

2ème séance de débat du 29 janvier 2015.

Le projet de loi est renvoyé en commission ...

en attendant la proposition "officielle" du Gouvernement ( Claeys et Leonetti ),
discuté en mars prochain.

 

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Débat à l' Assemblée Nationale le mercredi 21 janvier 2015 à  16h 15 .

 Dans le cadre de l'article 50-1 de la Constitution, l'Assemblée entend une déclaration du Gouvernement et débat sur la fin de vie.

Ce débat d'environ deux heures et demie, introduit par une déclaration du gouvernement,

aura pour base les propositions des députés Alain Claeys (PS) et Jean Leonetti (UMP),

remises en décembre dernier au chef de l'Etat et dont la mesure centrale est l'instauration d'un droit à une "sédation profonde et continue".

REVOIR LA SEANCE SUR LE SITE DE L' ASSEMBLEE NATIONALE

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Ce même mercredi 21 janvier à 9h 30 , à la Commission des Affaires Sociales,
présentation du Projet de Loi n°2435  ( Massonneau )
.

VOIR LA VIDEO DE LA SEANCE DE LA COMMISSION

A la fin de cette séance, le Projet de Proposition de Loi à été rejeté par la majorité des membres de la Commission des Affaires Sociales

 

Rendez-vous donc  le jeudi 29 janvier pour la suite du débat en assemblée plénière.
 

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Le procès de Jean MERCIER à Saint-Etienne :

"La loi doit changer",

Jean Mercier, 87 ans, poursuivi pour avoir aidé sa femme à se suicider

Le tribunal correctionnel de Saint-Étienne se penchait ce mardi après-midi sur le dossier de Jean Mercier, 87 ans, poursuivi pour non-assistance à personne en péril.

En novembre 2011, il a donné des médicaments et un verre d'eau à sa femme, malade, qui voulait abréger ses souffrances.

"À l'issue de l'audience, le tribunal de Saint-Étienne a mis sa décision en délibéré.
Il rendra sa décision sur la validité de la QPC le 3 février prochain.

Si le tribunal rejette la QPC, Jean Mercier sera donc jugé sur le fond du dossier, à une date ultérieure.

Si la QPC par contre est acceptée par le tribunal, elle sera présentée ensuite devant la Cour de cassation, puis devant le Conseil constitutionnel.

Si celui-ci reconnait l'inconstitutionnalité des poursuites à l'encontre de Jean Mercier, il pourra être définitivement relaxé "

 

REPORTAGE FRANCE-BLEUE

 

 

Rappelons  aussi à cette occasion  où la question même de la constitutionnalité  de la poursuite de Jean Mercier pour "non assistance à personne en péril" est posée,
que François Galichet, vice-président de notre association, avait publié en juin dernier dans le Monde un article intitulé :

"Suicide assisté : une loi n'est pas nécessaire"

 

Le verdict du 3 février prochain devrait nous dire si dans l' état actuel de la législation,
la Question Prioritaire de Constitutionnalité est recevable ...

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Sur TF1  le 6 janvier 2015
 

Pour sa douzième immersion, diffusée mardi 6 janvier 2015 à 23:15 sur TF1,

Harry Roselmack s'est penché sur un sujet qui agite les consciences et suscite le débat : la fin de vie.

Le thème de la mort est évoqué sans interdit. Un reportage aux frontières de la vie.

 

 

REPLAY DE L' EMISSION SUR TF1

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Une interview concernant les conditions de tournage de l' émission

 

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Dossier sur France 24 :

Fin de vie : auprès des patients et des médecins

L' émission comporte entre autres un reportage sur l' action de notre association Ultime Liberté,

avec le témoignage d'un de nos adhérents.

 

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Actualité nationale du 12 décembre :
Remise du Rapport Leonetti - Claeys .

Le reportage intégral sur le site de l' Elysée

 

Le texte du rapport et de la proposition de Loi en téléchargement

 

 

Pour "une sédation profonde"…  Les deux parlementaires sont en faveur d'une "sédation profonde et continue" jusqu'au décès pour des patients en phase terminale.
L'intention n'est pas de donner la mort mais de soulager le malade avant de l'endormir pour toujours. Il n'est pas question d'injecter un produit létal... seulement de puissants sédatifs.

Pas d' "aide à mourir". Les deux députés rejettent l'idée d'une "aide à mourir", susceptible d'être assimilée à une euthanasie ou à un suicide assisté.

Un  changement : "les directives anticipées opposables".
 

L' association Ultime Liberté ne peut évidemment pas se contenter des seules propositions contenues dans ce rapport, 
puisque ses objectifs en matière de législation  sont liés à la légalisation de l' euthanasie et du suicide assisté !

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Actualité du jeudi  11 décembre :

L' association Ultime Liberté est auditionnée par Mme la députée Véronique MASSONNEAU,
dans le cadre des auditions concernant la nouvelle proposition de loi déposée par EELV le 9 décembre 2014 :

PROPOSITION DE LOI

visant à assurer aux patients le respect
de leur choix de fin de vie

 

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Actualité Médias :

La fin de vie, les yeux ouverts

Par

publié le   10/12/2014 

"Le rapport Claeys-Leonetti, remis ce mercredi au gouvernement, entretient un consensus hypocrite et lâche:

on ne veut pas aller au-delà du simple accompagnement attentionné vers la mort.

Il est temps d'accorder aux citoyens de notre pays le droit au suicide assisté."


En savoir plus sur le site de l' Express

 

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DECLARATION COMMUNE
des associations laïques :

  • Fédération nationale de la Libre Pensée (FNLP)
  • Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD)
  • Ligue des Droits de l’Homme (LDH)
  • Ligue de l’Enseignement (LDE)
  • Union rationaliste

Pour une fin de vie apaisée
Une demande qui monte de toutes parts.

TELECHARGER LA DECLARATION

 

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Actualité concernant le report du procès de Jean Mercier :

C’est dans ce contexte qu’une question prioritaire de constitutionnalité a été déposée par l' avocat Me Boulay  pour :


« Constater que des poursuites pour non-assistance à personne en péril, fondées sur l’application des dispositions de l’article 223-6 alinéa 2 du Code Pénal, d’une personne qui, par fourniture des moyens et sans mobile égoïste, a assisté au suicide d’un individu capable et non vulnérable ayant exprimé librement sa volonté d’exercer son droit d’éviter ce qui, à ces yeux constituait une fin de vie indigne et pénible, porte atteinte aux Droits et Libertés garantis par la Constitution, et plus précisément à l’article 4 de la Déclaration des Droits de l’Homme et à l’article 8 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme ».

Voir l' article sur le blog de l' ADMD

 

Notes :  

Article 4 ( de la Déclaration des Droits de l' Homme et du Citoyen ) : "La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi." ( Déclaration des Droits de l' Homme et du Citoyen : dans le bloc de constitutionnalité  de la Constitution française )

Article 8 ( de la Convention Européenne )  – Droit au respect de la vie privée et familiale

  1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance.

  2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui.

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Commentaire ( Armand Stroh ) :

Rappelons qu'une dynamique d' évolution juridique est désormais en marche dans ce domaine et probablement dans tous les domaines concernant les questions dites "de société" ( mariage pour tous, PMA ,GPA etc. ),

à cause des incertitudes de la référence juridique prioritaire, soit au niveau national, soit au niveau européen et notamment de la Cour Européenne des Droits de l' Homme.

Voir en matière de législations sur la fin de vie, l' évolution de la jurisprudence de la CEDH, en fonction des grands cas particuliers qui lui ont été soumis :

On y verra notamment comment la CEDH se refuse souvent de juger sur le fond, à cause du constat de la divergence des législations nationales  des Etats membres du Conseil de l' Europe.

C'est dans cet interstice conflictuel des niveaux de "souveraineté collective" , que nous pouvons assister progressivement à l' émergence propre d'un espace juridique de "souveraineté de la personne sur elle-même",
 ( à travers les interprétations divergentes de la protection de la "vie privée " contre une ingérence abusive éventuelle  des états et des législations nationales. )


Car en fin de compte c'est bien à chaque personne, citoyenne des Etats actuels, mais aussi des niveaux supérieurs de juridiction, que reviendra  la question de la légitimité prioritaire qu'elle accorde ou non à tel ou tel des niveaux du Droit ( national, européen, international ) auxquels elle veut pouvoir faire  appel, pour protéger ses libertés "universellement " proclamées dans la Déclaration Universelle des Droits de l' Homme de 1948.

***

ACTUALITE 25 novembre :

Le procès de Jean Mercier est reporté en Janvier 2015 :

Reportage France 3 :

 

 

 

COMITE DE SOUTIEN A JEAN MERCIER :

Soutenir Jean Mercier sur Twitter

 

 

Maître Mickaël Boulay, l’avocat de Jean Mercier, a déposé une question prioritaire de constitutionnalité.

Selon lui, la France ne respecte pas les décisions de la Cour Européenne des droits de l’Homme.

« Sur le plan pénal le suicide n’est pas punissable et donc la complicité de suicide ne peut pas être réprimée non plus ».

 L’affaire pourrait donc être renvoyée devant la Cour de cassation.

 

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ACTUALITE :

Suite au suicide violent d'un couple à l' hôpital Ambroise Paré

François de Closets intervient sur Europe 1 

 

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ACTUALITE : Comparution de M. Jean MERCIER devant la justice

 

Le 10 novembre 2011, à Saint-Étienne, Jean Mercier avait posé des cachets dans la main de son épouse et lui avait apporté un verre d’eau.

Âgé aujourd’hui de 86 ans, il comparaitra, ce mardi 25 novembre, devant la justice.

L’ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel de Saint-Étienne concerne la non-assistance à personne en danger

Pour les faits d’homicide volontaire, Jean Mercier a déjà obtenu un non-lieu prononcé par le juge d’instruction.

Article sur le PROGRES


 

 

 

 

 

 

 

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ANNONCE :

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ACTUALITE MEDIAS :

 

 
 
dimanche 16 novembre 20h50 

Zone interdite
Droit de mourir : l'enquête qui dérange

  • Présenté par : Wendy Bouchard
    Durée : 02h05mn

LIEN POUR LE REPLAY DE L'EMISSION

 

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Le sondage IFOP pour l' ADMD
( réalisé en ligne du 7 au 9 octobre 2014 ):

Le regard des Français sur la fin de vie

Télécharger les résultats  de l' étude

Télécharger les principales données

 

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ACTUALITE NATIONALE :

(23 octobre 2014)

Rapport du CCNE sur le débat public concernant la fin de vie

 

Ce document constitue le rapport du Comité Consultatif National d’Ethique qui rend compte du débat public concernant la fin de vie, débat public initié il y a plus de deux ans, avec la mise en place en juillet 2012, par le Président de la République, de la Commission de réflexion sur la fin de vie en France présidée par Didier Sicard.

Le présent rapport ne signifie en rien que la réflexion est achevée. Il en marque une étape.

Il a pour objectif de permettre de mieux appréhender les principaux points de convergence qui semblent se dégager, à ce jour, des débats sur cette question essentielle et complexe qui nous concerne tous, et les recommandations partagées qui en découlent ; d’identifier les principales lignes de divergence ; de mettre à jour des questionnements qui n’ont pas été formulés, ou ont été insuffisamment formulés, durant les débats ; d’éclairer certains enjeux éthiques sous-jacents aux principales lignes de clivages ; et de proposer une mise en perspective qui puisse contribuer à l’approfondissement de la réflexion, approfondissement que le CCNE considère souhaitable.

 

TELECHARGER LE RAPPORT

L' association Ultime Liberté - ( qui fête ce même 23 octobre le 5ème anniversaire de sa création  en 2009 ),

donnera rapidement sa position par rapport à ce nouveau rapport qui ne fait que constater à nouveau,

sur les questions essentielles du suicide assisté et de l' euthanasie, le désaccord profond entre les positions en présence.

 

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ACTUALITE MEDIAS :

 

Résumé du film :

 

Depuis 14 ans, Anne luttait contre un cancer dont elle savait qu’elle ne guérirait plus.

Avec la réalisatrice, une amie de longue date, elles décident de filmer ce que signifie la vie avec un cancer chronique.

Mais très vite, la maladie rattrape Anne.

Elle tente de préparer sa fin de vie, elle qui veut choisir « le moment et la manière » de mourir.

Mais, face à une loi qui ne le permet pas, la réalisatrice filme une dépossession

 

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ACTUALITE DE L' ASSOCIATION :

 

A.G. de l' Association Ultime Liberté à Grenoble

le samedi 11 octobre 2014 de 9h 30 à 12h 30,

à la maison des associations

6 Rue Berthe de Boissieux
( Quartier de la Caserne Bonne )

38000 GRENOBLE

Les convocations individuelles  ont été envoyées aux adhérents par courrier postal.

L' après midi à partir de 14 h 30 :

 

Une autre fin de vie est possible

Réunion publique avec projection de films et débat avec  :

 

 

 

 

 

 

Mme Noëlle CHATELET

 

 

 

auteure de « La dernière leçon »

 

 

 

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« Pas d'uniforme pour mourir »

 

 

 

 

 

en présence de la réalisatrice : Donatienne de Gorostarzu

 

 

et d'une adhérente ayant témoigné dans ce film.

 

 

 

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« Michèle CAUSSE,l'histoire de son suicide assisté »

 

 

 

réalisé par la télévision Suisse romande.

 

 

 

Avec  la présence d'une accompagnatrice de Dignitas.

 

 

***

 

 

 

 

Maison des Associations de Grenoble

 

 

 

6, rue Berthe de Boissieux ( Quartier Caserne de Bonne )

 

 

 

Renseignements au Tél  : 06 76 69 04 82

 

PLAN d' ACCES :

 

 

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ACTUALITE MEDIA :  FR3 Champagne Ardenne :

Forum en direct
Les 3 dernières nouvelles


Projet de loi au CANADA - par Armand Stroh le 22/04/2016 @ 12:10

Le projet de loi fédéral canadien sur l' aide médicale à mourir  va plus loin que la proposition du Québec :

http://www.journaldequebec.com/2016/04/14/aide-medicale-a-mourir-le-projet-de-loi-serait-depose-jeudi

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Le décès de Nicole Boucheton, administratrice de l' ADMD, par suicide assisté en Suisse, provoque des réactions diverses.

La lettre posthume de Nicole Boucheton, publiée sur le site de la "maison de l' autonomie" :

http://www.lamaisondelautonomie.com/lettre-posthume-de-nicole-boucheton-vice-presidente-de-ladmd/

Article de Daniel CARRE sur son blog Médiapart : http://blogs.mediapart.fr/blog/daniel-carre/240814/choisir-de-mourir-en-suisse

 

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Vers une loi de renoncement ??? - par ArmandStroh le 15/08/2014 @ 10:29

Communiqué de presse de Véronique MASSONNEAU

En confiant une nouvelle mission sur la fin de vie à Alain Claeys (député PS de Poitiers) et Jean Leonetti (député UMP des Alpes-Maritimes), le Président de la République a fait le choix du non-choix.

Ces deux députés étaient déjà ceux à l'origine de la loi de 2005 qui porte d'ailleurs le nom du second (loi Leonetti). Cela fait craindre le pire. C'est l'objet de ce communiqué de Véronique Massonneau.

http://www.veroniquemassonneau.fr/2014/06/24/fin-de-vie-vers-une-loi-de-renoncement/

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
le 23 juin 2014


Fin de vie : vers une loi de renoncement ?
François Hollande vient de confier au député UMP Jean Léonetti et au député PS Alain  Claeys une mission sur la fin de vie, afin de préparer la loi promise dans son engagement  n°21.
Pour Véronique Massonneau, députée écologiste de la Vienne et auteure d'une proposition de loi sur le droit de mourir dans la dignité,
« Nommer le médecin de droite Jean Léonetti, auteur en 2005 d'une loi qui prône le "laisser mourir" est une erreur, car il est foncièrement contre la dépénalisation de l'euthanasie et contre le suicide assisté. De plus, nous réclamons depuis toujours que ce
sujet ne soit pas traité par un médecin. C'est le patient qui doit être remis au coeur de la décision. Il faut développer les soins palliatifs mais ne surtout pas les opposer à l'euthanasie et au suicide assisté ».

« Cela n'augure pas d'une loi sociétale progressiste. Je crains une loi au rabais. François Hollande a-t-il peur des débordements de manifestations très bien organisées par la droite réactionnaire, comme pour le mariage pour tous et la loi famille ? Au lieu d'honorer son
engagement 21, nous prépare-t-il une loi de renoncement ?», s'interroge Véronique Massonneau qui en appelle à son collègue de la majorité, Alain Claeys.
« Je demande à Alain Claeys de faire preuve de courage pour que les différents points de vue qui coexistent à l'Assemblée nationale soient reconnus et pour travailler dans l'intérêt  des malades et de leurs familles. J'ai déposé, l'an dernier, une proposition de loi sur le
droit de mourir dans la dignité, dans l'objectif de fournir une boîte à outils législative pour une future loi. Alain Claeys pourra y puiser de quoi enrichir le texte de cette loi très attendue ».


VOIR EGALEMENT : Concernant la Proposition de Loi de Véronique MASSONNEAU :

http://www.huffingtonpost.fr/veronique-massonneau/proposition-de-loi-euthanasie_b_3465243.html

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Les 5 derniers billets

Bienvenue sur le Blog Local du Site - par Armand Stroh

Ce blog intégré au site de l' Association Ultime Liberté est en reconstruction.

Vous y trouverez des articles d' actualité reclassés par thèmes ainsi que des analyses et réactions d' adhérents ou de lecteurs non présentes dans les rubriques du sommaire .

Ainsi que des renvois vers d'autres sites ou forums sur les thématiques de la fin de vie.

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Publié le 04/10/2013 @ 16:03  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre?   Prévisualiser  Imprimer l'article
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