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Proposition de loi Yvan Bachaud - Texte initial proposé à la discussion par Yvan Bachaud

Objectif de ce document de travail proposé par Y. Bachaud

Après avoir pris connaissance des dispositions de la législation des Pays bas et de Belgique sur la fin de vie, et de diverses propositions de lois françaises, c’est en reprenant surtout , les articles de la proposition de loi Dreyfus-Schmidt, que j’ai essayé de répondre aux aspirations réelles des Français, en essayant vraiment de n’oublier aucune situation.

Ces propositions seront à insérer dans plusieurs articles du Code de santé publique.

Mais il s’agit ici de rédiger un texte, accessible à tous les citoyens, et regroupant toutes les dispositions qui doivent figurer dans une proposition de loi sur « le libre choix de sa fin de vie » pour chacun de nous.

Ce texte pourrait être le document d’information de base d’une procédure de « référendum d’initiative citoyenne (RIC) » que nous pourrions lancer, dès que nous en disposerons comme en SUISSE…
En juillet 2007, N.SARKOZY avait mis en place la Commission BALLADUR, qui avait pour mission de faire des propositions constitutionnelles en vue d’obtenir
« une démocratie irréprochable ».
A cette époque, BVA avait lancé un sondage sur la réforme de la Constitution. Une des questions nous informait que : 68% des Français étaient favorables au référendum d’initiative populaire à la demande de 500.000 inscrits.(BVA Juillet 2007)

En noir ce qui est repris de la proposition de loi Dreyfus-Schmidt, en bleu mes modifications et en vert les explications et commentaires.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Proposition de loi sur le libre choix de sa fin de vie

Chapitre I

De l’ultime liberté pour chacun d’entre nous de choisir sa fin de vie. 

Cette loi a pour objet d’organiser les conditions dans lesquelles chaque citoyen peut choisir sa fin de vie en bénéficiant d’une assistance médicalisée pour mourir quels que soient son âge, son statut juridique et son état de santé. Il doit cependant être constaté médicalement que le demandeur apprécie avec justesse et bon sens les choses et les situations.

Précisons tout de suite que les membres du corps médical  ne sont pas tenus d'apporter leur concours à la mise en œuvre d'une assistance médicalisée pour mourir, ni de suivre la formation dispensée sur cette procédure. Le médecin qui refuse de participer à une assistance médicalisée pour mourir est tenu d'orienter immédiatement le demandeur vers un autre praticien susceptible de déférer à sa demande. 

PLAN

1° Personnes pouvant faire une demande d’assistance médicalisée pour mourir

La procédure de demande d’assistance médicalisée pour mourir.

3° Description du testament de vie

4° La procédure en présence ou pas d’un testament de vie

5° Cas du mineur de 13 ans et plus et du majeur protégé par la loi

6° Cas du mineur et du majeur protégé par la loi, maintenus dans un état de survie artificielle permanent ;

7° Majeur incapable d’exprimer sa volonté


 

Personnes pouvant faire une demande d’assistance médicalisée pour mourir

-Toute personne majeure capable, atteinte d'une affection reconnue incurable et irréversible ;

- Toute personne dont l'état de santé la place dans un état de dépendance qu'elle estime -
pour elle et selon ses propres critères d’appréciation - incompatible avec sa dignité ;

- Toute personne qui estime que ses conditions de vie sont, pour elle et selon ses propres critères d’appréciation, incompatible avec sa dignité ;

- Tout mineur âgé de treize ans au moins ;

- Tout majeur protégé par la loi ;

- Tout mineur âgé de moins de 13 ans ;

- Toute personne dans l'incapacité de s'exprimer qui est, soit maintenue dans un état de survie artificielle permanent, soit atteinte d'une affection incurable et irréversible accompagnée d’une
souffrance physique ou psychique insupportable ;

peut bénéficier, dans les conditions prévues par cette loi, d'une assistance médicalisée pour mourir.

Le demandeur peut à tout moment révoquer sa demande.

 

La procédure de demande d’assistance médicalisée pour mourir.

- Le principe est que la volonté des personnes doit être respectée.

- La mission des médecins est donc seulement de dire, soit si le demandeur apprécie avec justesse et bon sens les choses et les situations, soit si l’état du malade correspond bien aux conditions inscrites dans son testament de vie pour accéder à l’assistance médicale à mourir.

- Le demandeur s’adresse à son médecin référent ou à celui de la personne au nom de laquelle il agit. Le médecin l’informe sur son état, son espérance de vie, les possibilités réelles d’accès aux soins palliatifs et leurs conséquences, ou sur la situation de la personne pour laquelle il agit.
- Si le médecin n’arrive pas à partager avec le demandeur, sa conviction que la demande est une bonne solution,
il doit organiser sous quinzaine une consultation avec un autre médecin compétent dans la pathologie concernée en précisant les raisons de cette consultation.
- Au cours de celle-ci, les praticiens, après avoir fourni une information la meilleure possible, doivent dire, si
le demandeur apprécie avec justesse et bon sens les choses et les situations. (Un enregistrement vidéo ou audio de cette seconde consultation est réalisé.)
Si c’est le cas, et si, sous quinzaine au moins, le demandeur a renouvelé sa demande, l’assistance est organisée dans les meilleurs délais, et au plus tard sous quinzaine.

- Si ce n’est pas le cas, un collège des trois médecins, tirés au sort sur une liste de médecins privés et publics n’ayant pas demandé à bénéficier de la clause de conscience, doit statuer, au plus tard sous quinzaine, pour dire si le demandeur apprécie avec justesse et bon sens les choses et les situations.

- Ce collège de trois médecins peut avoir à se prononcer en appel en matière de testament de vie.

- Le demandeur peut à tout moment révoquer sa demande.

- Les rapports, l’enregistrement et la confirmation de l'intéressé sont versés au dossier médical de celle-ci.
- Dans un délai de quatre jours ouvrables à compter du décès, le médecin qui a pratiqué l’assistance médicale à mourir, adresse à la commission régionale de contrôle, instituée
par la loi, un rapport exposant les conditions dans lesquelles celle-ci s'est déroulée. À ce rapport sont annexés les documents qui ont été versés au dossier médical et, s'il en existe un, le testament de vie.

- Tous les médecins composant ces collèges d’appel ne doivent pas avoir demandé à bénéficier de la clause de conscience permettant de ne pas participer à une procédure d’assistance médicalisée pour mourir.

3° Description du testament de vie

- Toute personne majeure capable peut, par anticipation d'une situation où elle ne serait plus en mesure d'exprimer sa volonté, consigner dans un document écrit des directives relatives aux modalités souhaitées par elle d'un accompagnement médicalisé de sa fin de vie.

- Dans ce testament de vie, la personne peut indiquer si et dans quelles circonstances elle souhaite bénéficier d’une assistance médicalisée pour mourir. telle qu'elle est régie par la présente code ou, au contraire, si elle refuse la mise en œuvre de ces dispositions. Elle peut y préciser si, en l'absence de toute perspective d'amélioration de son état de santé, elle souhaite bénéficier de soins palliatifs et d'un accompagnement de fin de vie. Elle peut également y indiquer son accord ou son refus que soient prélevés sur son corps des organes après sa mort.

- Elle désigne dans le testament de vie la ou les personnes de confiance, au sens du premier alinéa de l'article L. 1111-6, chargées de la représenter le moment venu. Toutefois, ne peut être valablement désigné comme personne de confiance le médecin traitant ou un membre de l'équipe de praticiens prodiguant des soins au testateur.
Si la personne n’a pu désigner une personne de confiance, le testament de vie est soumis à un collège de trois médecins tirés au sort ; s’il n’est pas fait droit à sa demande d’assistance médicalisée pour mourir, elle est transmise en appel à un second collège.

- Le testament de vie est écrit, daté et signé de la main du testateur et n'est assujetti à aucune autre forme. Lorsque le testateur se trouve dans l'impossibilité, médicalement constatée, d'écrire, il peut désigner, en présence de deux témoins qui contresignent le testament, une personne majeure n'ayant aucun intérêt matériel ou moral à son décès pour rédiger celui-ci.

- Le testament de vie est inscrit sur un registre national automatisé tenu par l'Autorité nationale de contrôle des pratiques en matière d’assistance médicalisée pour mourir. instituée par l'article L. 1111-6-1. Toutefois, cet enregistrement ne constitue pas une condition de validité du testament de vie.

- La validité du testament de vie est illimitée, mais il peut – à tout moment - être modifié ou remplacé par le testateur ou à sa demande dans les conditions prévues pour sa rédaction.

- Les modalités de gestion du registre et la procédure de communication des testaments de vie à l'Autorité susvisée ou au médecin traitant qui en fait la demande en application des articles L. 1111-4-1 et L. 1111-4-2, sont définies par décret en Conseil d'Etat pris après avis de la Commission nationale de l'informatique et des libertés. 

4° La procédure en présence ou pas d’un testament de vie.

  • Lorsqu'une personne majeure capable, atteinte d'une affection reconnue incurable et irréversible, se trouve dans l'incapacité d'exprimer une demande libre et éclairée, elle peut néanmoins bénéficier d'une assistance médicalisée pour mourir, si cette volonté résulte d'un testament de vie établi dans les conditions prévues par la loi. Une personne de confiance, désignée par ce document, lance la procédure auprès du médecin référent.

  • Celui-ci avec un autre médecin compétent dans la pathologie concernée doit rendre
    dans un délai de quinze jours au plus, un rapport déterminant si l'état du malade concorde avec la volonté exprimée dans le testament de vie.

  • Si ce n’est pas le cas le dossier peut-être transmis à un collège d’appel par la personne de confiance.

 En l'absence de testament de vie et à moins qu'il ne soit fait état par tout autre document écrit d'une volonté contraire de la personne visée au premier alinéa, celle-ci, lorsqu'elle est maintenue dans un état de survie artificielle permanent, peut bénéficier d'une assistance médicalisée pour mourir, puisque son dossier est systématiquement soumis à un collège de trois médecins tirés au sort ; Si l’assistance médicalisée pour mourir n’est pas accordée, un second collège statue en appel.

Le médecin traitant et un autre praticien après constat du caractère permanent de la survie artificielle, font droit à la demande d’assistance médicalisée pour mourir. Elle est pratiquée dans les meilleurs délais, au plus tard sous quinzaine.

Celui qui a fait la demande d’assistance médicalisée pour mourir, peut à tout moment y renoncer.

5° Cas du mineur de 13 ans et plus et du majeur protégé par la loi

Un mineur âgé de treize ans au moins ou un majeur protégé par la loi atteint d'une affection reconnue incurable et irréversible ou dont l'état de santé le place dans un état de dépendance qu'il estime, pour lui et selon ses propres critères de jugement, incompatible avec sa dignité peut, à sa demande, bénéficier d'une d’assistance médicalisée pour mourir, à la double condition que les titulaires de l'autorité parentale ou le représentant légal, selon le cas, donnent leur accord écrit et que la procédure de demande d’assistance médicalisée pour mourir, en présence des détenteurs de l'autorité parentale ou du représentant légal selon le cas, constate que le demandeur apprécie avec justesse et bon sens les choses et les situations.

. L'intéressé dispose d'un délai de quinze jours à compter de la remise qui lui en est faite pour confirmer celle-ci par écrit. S'il se trouve dans l'impossibilité, médicalement constatée, d'écrire, il peut désigner, en présence de deux témoins, une personne majeure n'ayant aucun intérêt matériel ou moral à son décès pour rédiger cette confirmation.

- L’assistance médicalisée pour mourir a lieu dès que possible et au maximum dans le délai de 15 jours.

 - L'intéressé peut à tout moment révoquer sa demande.

- L'accord écrit des titulaires de l'autorité parentale ou du représentant légal, les rapports établis et la confirmation écrite du demandeur sont versés au dossier médical de ce dernier.

- Dans un délai de quatre jours ouvrables à compter du décès, le médecin qui a pratiqué l'euthanasie adresse à la commission régionale de contrôle instituée par la loi, un rapport exposant les conditions dans lesquelles celle-ci s'est déroulée. A ce rapport sont annexés les documents qui ont été versés au dossier médical en application du présent article. »

 Article 6 - Cas du mineur et du majeur protégé par la loi, maintenus dans un état de survie artificielle permanent,

Ils peuvent bénéficier d'une assistance médicalisée à mourir à la demande écrite des titulaires de l'autorité parentale ou du représentant légal selon le cas. Par application de la procédure de demande d’assistance médicalisée pour mourir.

Article 6 Bis. Cas du mineur de moins de 13 ans
Il peut bénéficier d'une assistance médicalisée à mourir à la demande écrite des titulaires de l'autorité parentale. Par application de la procédure de demande d’assistance médicalisée pour mourir.

 


 

Article 7 Majeur incapable d’exprimer sa volonté

- 2ème version. !

À moins qu'elle n'ait exprimé une volonté contraire dans un quelconque écrit, toute personne atteinte d'une affection incurable et irréversible accompagnée de souffrance physique ou psychique insupportable ou dont l'état de santé la place dans un lourd état de dépendance, et qui se trouve dans l'incapacité d'exprimer une demande libre et éclairée peut néanmoins bénéficier d’une assistance médicale pour mourir à la demande – dans l’ordre de prépondérance - de son conjoint, de ses enfants ,de ses parents, de ses frères et sœurs ou, à défaut, d'un proche.

Le médecin référent et son collègue se prononcent dans le cadre de la procédure de demande d’assistance médicale pour mourir. L’assistance médicale pour mourir doit intervenir dès que possible et au plus tard dans les 15 jours.

Si aucune personne habilitée à faire la demande ne le fait sous quinzaine, le dossier est transmis à un collège de trois médecins tirés au sort qui statue en son âme et conscience, en ayant pris connaissance des données statistiques concernant les situations décrites dans les testaments de vie enregistrés pour exiger l’assistance médicale à mourir.

Le collège est immédiatement saisi en cas de personne isolée.

« Dans un délai de quatre jours ouvrables à compter du décès, le médecin qui a pratiqué l'euthanasie adresse à la commission régionale de contrôle des pratiques en matière d'euthanasie, instituée par l'article L. 1111-6-1, un rapport exposant les conditions dans lesquelles celle-ci s'est déroulée. A ce rapport sont annexés les documents qui ont été versés au dossier médical en application du présent article. »

8° Autorité de contrôle des pratiques d’assistance médicale à mourir. 

- Il est institué auprès du Garde des sceaux, ministre de la justice, et du ministre chargé de la santé, un organisme dénommé « Autorité nationale de contrôle des pratiques d’assistance médicale à mourir » constitué de douze membres dont quatre médecins et quatre magistrats. Cette autorité nationale est chargée de tenir le registre national automatisé des testaments de vie. Elle exerce un contrôle sur le respect des exigences légales pour chaque dossier d’assistance médicale à mourir,qui lui est transmis par une de ses commissions régionales. Elle dispose, en matière de contrôle, d'un pouvoir général d'évocation.

« Il est institué dans chaque région une commission régionale présidée par le préfet de région ou son représentant. Cette commission comprend neuf membres dont trois médecins et trois magistrats. Elle est chargée de contrôler, chaque fois qu'elle est rendue destinataire d'un rapport d’assistance médicale à mourir, si les exigences légales ont été respectées. Lorsqu'elle estime que ces exigences n'ont pas été respectées ou en cas de doute, elle transmet le dossier à l'autorité nationale susvisée.

« Les décisions de l'Autorité nationale de contrôle des pratiques en matière d’assistance médicale à mourir et des commissions régionales sont collégiales. Cette autorité et ces commissions peuvent entendre le médecin qui a pratiqué l'euthanasie.

« Les autres règles relatives à la composition ainsi qu'à l'organisation et au fonctionnement de l'Autorité susvisée et des commissions régionales sont définies par décret en Conseil d'Etat. Les membres de cette autorité et de ces commissions sont tenus au secret professionnel ; ils ne peuvent prendre part à une procédure de contrôle pour laquelle ils auraient un intérêt direct ou indirect au cas examiné. »

Chapitre II Dispositions diverses

 9°. Mort naturelle

Est réputée décédée de mort naturelle en ce qui concerne les contrats où elle était partie la personne dont la mort résulte d'une assistance médicale à mourir mise en œuvre selon les conditions et procédures prescrites par le code de la santé publique. Toute clause contraire est réputée non écrite.

10° Entrée en vigueur.

Les dispositions de la présente loi entrent en vigueur le premier jour du sixième mois suivant sa date de promulgation. Des sanctions lourdes seront prises contre tous ceux qui auront tenté de s’y opposer.

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Date de création : 24/12/2009 @ 00:48
Dernière modification : 24/12/2009 @ 00:48
Catégorie : Proposition de loi Yvan Bachaud
Page lue 848 fois


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react.gifRéactions à cet article


Réaction n°10 

par LRS le 29/06/2010 @ 14:17

J'essaie d'expliciter ma critique de tous les projets de loi qui font appel à l'euthanasie, caractérisée par le fait que c'est un tiers - en l'occurrence un médecin - et non pas l'intéressé lui-même, qui décide en dernier ressort du passage à l'acte.

Réaction n°9 

par Mido le 21/06/2010 @ 16:12

Enfin.. je viens de trouver ce fil que je cherchais depuis plusieurs jours.

"Il doit cependant être constaté médicalement que le demandeur apprécie avec justesse et bon sens les choses et les situations"
Quel piège ! Justesse et bon sens ne sont pas quantifiables...

... l'assistance étant médicale et liée à  un état de santé...
Pas forcément.

... une personne de la société civile tirée au sort ...... trois médecins tirés au sort sur une liste de médecins privés et publics...
Ma mort souhaitée et légale n'a pas à subir les aléas du hasard.

... médecins publics et privés n'ayant pas demandé à bénéficier de la clause de conscience ...
La seule clause de conscience du corps (para)médical existante concerne le refus de pratiquer une  IVG.

Bon, j'arrête là mes critiques, tout en remerciant Yvan de son travail.
Mais nous sommes loin, très loin.
Cordialement, Mido.

Réaction n°8 

par LRS le 14/06/2010 @ 17:06

Bonjour à tous et à toutes,
J'ai cherché longtemps sur le forum la discussion annoncée par Yvan, avant de la trouver ici.

1°/ Chacun raisonne en fonction de son expérience. Toutes les demandes d'aide au suicide dont j'ai été témoin (une dizaine) étaient la conséquence d'un refus de médecin, soit pour une raison  technique ("il est encore soignable", ou bien" le malade n'est pas encore en fin de vie", ou bien "il est en pleine dépression, il faut commencer par le soigner"), soit pour une raison éthique ("ce n'est pas le rôle d'un médecin de donner la mort").
Je vois mal un médecin, même très favorable à l'aide médicalisée à mourir, intervenir:- soit contre l'avis du médecin traitant qui a affirmé, voire écrit dans le dossier médical,  que médicalement parlant, le patient n'est pas en phase terminale, ou bien qu'il peut encore guérir (le conseiller médical de SARKOZY n'a t-il pas dit que Chantal SEBIRE aurait pu être opérée ?). - soit malgré un diagnostic de dépression obérant le discernement de la personne. Avez vous entendu LEONETTI dire que le cancer de Chantal SEBIRE était tellement près du cerveau qu'on était en droit de se demander si ce dernier n'était pas touché et ne rendait pas son discernement suspect ? -soit sur des personnes qui veulent en finir (comme Mireille JOSPIN , ou ma propre soeur ) sans être atteintes d'une maladie grave, mais simplement parce qu'elles estiment, comme l'a si bien dit Montaigne que "le sage ne vit pas tant qu'il peut, mais tant qu'il doit".

2°/ Contrairement à ce qu'a dit Yvan, - je le cite: "l'assistance étant médicale et liée à  un état de santé il me semble indispensable qu'il y ait au moins un médecin" -,  la décision de mourir n'est pas toujours dépendante d'un état pathologique.

3°/ A quoi servirait une personne de la société civile tirée au sort ? Je ne veux pas que mon sort soit tiré au sort! D'ailleurs, le poids de cette personne  à côté de celui du médecin donne lieu à interrogation. Je veux choisir moi-même ceux qui cautionneront ma demande.

4°/ Si j'ai choisi de confier à deux personnes de mon choix  la protection de ma personne, c'est pour plagier ce qui se fait en Suisse. Les bénévoles d'EXIT  me paraissent très bien remplir leur fonction. Si je rejette l'intervention des médecins, c'est parce qu'ils constituent, même là-bas, un obstacle dans certains cas (maladie d'Alzheimer, par exemple) ou un risque de concussion (cas du gynécologue zurichois condamné pour avoir prescrit une dose mortelle à une personne relevant de la psychiatrie).

Voilà les arguments les plus importants à évoquer. Concernant la différence entre l'assistance au suicide et l'euthanasie, j'ai déposé un message dans le fil SUICIDE ASSISTE du FORUM intitulé "Droit de mourir: assistance au suicide ou euthanasie ?".

On ne peut ignorer la tradition française du paternalisme médical dont témoigne Nancy Kentish-Barnes dans son livre "Mourir à l'Hôpital". Il faut laisser à tous ceux qui le veulent  le moyen de s'y soustraire. Votre loi, Yvan, convient à tous ceux qui n'ont pas pu ou pas voulu y échapper. Il faut une loi pour l'assistance médicamenteuse au suicide et une loi comme la vôtre en faveur de l'euthanasie. Elles concernent deux situations totalement différentes et deux populations totalement différentes, qui ne peuvent trouver une solution législative commune.

Réaction n°7 

par YVANBACHAUD le 14/06/2010 @ 11:31

Réaction n°6  par le 14/06/2010 @ 10:47   Je n'ai pas pu copier l'article et le coller dans ma réponse. J'ai du copier dans un message! mais j'ai eu un problème pour faire des lignes larges! excusez ce texe genre colonnes de journal.. Réagir à cet article Réaction n°5  par le 14/06/2010 @ 10:37   Réaction n°4  par Dupas le 12/06/2010 @ 23:12       Au debut vous dites ....peut choisir sa fin de vie en bénéficiant d’une assistance médicalisée pour mourir quels que soient son âge, son statut juridique et son état de santé.....  Ce qui me semble bien c'est le terme  d'assistance medicalisée c'est du vocabulaire simple et clair   Ce qui me semble maladroit  ...c'est que vous dites quels que soient son âge ..oui ...son statut juridique ...oui   son etat de santé .non ..car cela induit que quelqu'un en bonne santé peut demander une assistance ...alors que plus loin vous precisez bien tous les cas de figure ou il y a un probleme de santé    Ce que je veux dire c'est qu'une personne par exempe très agée n'ayant pas vraiment de pathologie importante peut trouver que sa vie ne mérite plus d'être vécue. Je ,prévois que un médecin et un citoyens tiré au sort doivent apprécier s'il apprécie bien les choses sur d'éautres sujtes que sa santé  et lui donner le feu vert sans tenir compte d'un jugement de valeur sur sa décision qui LUI appartient.. Nous n'avonsd pas tous les mêmes valeurs..    Pour le reste du texte ...le medecin fait une ordonnance  Est ce lui qui apporte le medicament au malade ou est ce la famille qui va à la pharmacie pour chercher le medicament comme elle le fait à l'habitude pour d'autres medicaments anodins   Pour moi il faut que le médecin le remette au malade ou "personne responsable" et contre récépissé pour éviter tout problème pour  lui.    J'ai suivi vos mails sur la liste et j'ai essayé de comprendre comment vous allez déposer cette proposition de loi ..   Cette proposition de loi QUAND elle aura été améliorée par la discussion et soumise à un vote sur le forum , puis par courrier si cela se révèle utile;;! ELLE POURRA ËTRE MISE SUR LE FORUM OUVERT A TOUS;; Puis elle pourra être  diffusée dans les médias . J'ai une liste de diffusion a quelques 1600 Médias  et une autre pour tous les députés et sénateurs d'opposition et majorité.. Nous devrions pouvoir trouver UN parlementaire pour la déposer... iL FAUDRA VOIR PARMI LA LISTE DE CEUX QUI ONT VOTE LA LOI SOCIALISTE  ceux qui sont motivé et leur demander ce qu'il voudrait voir retirer pour la présenter.. ET LEUR PROPOSER UN FORUM PRIVE DE TRAVAIL SUR LE TEXTE;  Il faudra trouver un groupe pour la mettre a l'ordre du jour.. du Parlement..L'approche de la Présidentielle pourrait être utile.    Mais après 30 ans d'échec auprès du Parlement je ne suis pas des plus optimistes.   C'est pour cela que je propose que Ultime liberté  élabore également une proposition de loi de référendum d'initiative citoyenne qui NOUS permettrait de soumettre directement aux citoyens. le texte que NOUS aurions élaborer sans qu'il puisse y être changé une virgule. Cela aurait l'avantage de prouver que nous ne pensons pas qu'a NOUS mais à tous les Français qui pourraient par exemple comme les SUISSES le 7 MARS 2010 REFUSER avec 73% de NON une loi qui aurait entrainé une baisse des retraites. Nous pourrions donc demander aux parlementaires. De mettre a l’ordre du jour : .  En n°1 notre proposition sur la fin de vie. ET SINON en N°2 notre proposition de loi sur le RIC souhaité par plus de 82% et promis par tous les partis en..1993 . Cela montrerait que nous somes des Démocrtaes et non un groupe de pression!    .je ne suis pas sûre d'avoir compris car pas de formation juridique suffisante alors dites moi avec simplicité  comment vous allez proceder puisque le rIc semble impossible donc ce serait par un parlementaire  je ne suis pas certaine d'avoir compris  Merci de m'éclairer  
 

Réaction n°6 

par YVANBACHAUD le 14/06/2010 @ 10:47

Je n'ai pas pu copier l'article et le coller dans ma réponse. J'ai du copier dans un message! mais j'ai eu un problème pour faire des lignes larges!
excusez ce texe genre colonnes de journal..
Réagir à cet article
Réaction n°5  par le 14/06/2010 @ 10:37   Réaction n°4  par Dupas le 12/06/2010 @ 23:12    Au debut vous dites ....peut choisir sa fin de vie en bénéficiant d’une assistance médicalisée pour mourir quels que soient son âge, son statut juridique et son état de santé.....  Ce qui me semble bien c'est le terme  d'assistance medicalisée c'est du vocabulaire simple et clair   Ce qui me semble maladroit  ...c'est que vous dites quels que soient son âge ..oui ...son statut juridique ...oui   son etat de santé .non ..car cela induit que quelqu'un en bonne santé peut demander une assistance ...alors que plus loin vous precisez bien tous les cas de figure ou il y a un probleme de santé  Ce que je veux dire c'est qu'une personne par exempe très agée n'ayant pas vraiment de pathologie importante peut trouver que sa vie ne mérite plus d'être vécue. Je ,prévois que un médecin et un citoyens tiré au sort doivent apprécier s'il apprécie bien les choses sur d'éautres sujtes que sa santé  et lui donner le feu vert sans tenir compte d'un jugement de valeur sur sa décision qui LUI appartient.. Nous n'avonsd pas tous les mêmes valeurs..    Pour le reste du texte ...le medecin fait une ordonnance  Est ce lui qui apporte le medicament au malade ou est ce la famille qui va à la pharmacie pour chercher le medicament comme elle le fait à l'habitude pour d'autres medicaments anodins   Pour moi il faut que le médecin le remette au malade ou "personne responsable" et contre récépissé pour éviter tout problème pour  lui.    J'ai suivi vos mails sur la liste et j'ai essayé de comprendre comment vous allez déposer cette proposition de loi ..   Cette proposition de loi QUAND elle aura été améliorée par la discussion et soumise à un vote sur le forum , puis par courrier si cela se révèle utile;;! ELLE POURRA ËTRE MISE SUR LE FORUM OUVERT A TOUS;; Puis elle pourra être  diffusée dans les médias . J'ai une liste de diffusion a quelques 1600 Médias  et une autre pour tous les députés et sénateurs d'opposition et majorité.. Nous devrions pouvoir trouver UN parlementaire pour la déposer... iL FAUDRA VOIR PARMI LA LISTE DE CEUX QUI ONT VOTE LA LOI SOCIALISTE  ceux qui sont motivé et leur demander ce qu'il voudrait voir retirer pour la présenter.. ET LEUR PROPOSER UN FORUM PRIVE DE TRAVAIL SUR LE TEXTE;  Il faudra trouver un groupe pour la mettre a l'ordre du jour.. du Parlement..L'approche de la Présidentielle pourrait être utile.    Mais après 30 ans d'échec auprès du Parlement je ne suis pas des plus optimistes.   C'est pour cela que je propose que Ultime liberté  élabore également une proposition de loi de référendum d'initiative citoyenne qui NOUS permettrait de soumettre directement aux citoyens. le texte que NOUS aurions élaborer sans qu'il puisse y être changé une virgule. Cela aurait l'avantage de prouver que nous ne pensons pas qu'a NOUS mais à tous les Français qui pourraient par exemple comme les SUISSES le 7 MARS 2010 REFUSER avec 73% de NON une loi qui aurait entrainé une baisse des retraites. Nous pourrions donc demander aux parlementaires. De mettre a l’ordre du jour : .  En n°1 notre proposition sur la fin de vie. ET SINON en N°2 notre proposition de loi sur le RIC souhaité par plus de 82% et promis par tous les partis en..1993 L A+ Yvan   .je ne suis pas sûre d'avoir compris car pas de formation juridique suffisante alors dites moi avec simplicité  comment vous allez proceder puisque le rIc semble impossible donc ce serait par un parlementaire  je ne suis pas certaine d'avoir compris  Merci de m'éclairer  

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