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ADMD et ULTIME LIBERTE - Pourquoi créer une nouvelle association ( explications complémentaires)

Pourquoi une nouvelle association , en plus de l' ADMD ?

( par Armand Stroh , pour le moment non membre de l' ADMD , mais "membre fondateur" de l' association  "Ultime Liberté" , et actuellement "secrétaire général" provisoire de l' association et webmaster de ce site  )

- Plusieurs adhérents de l' ADMD ( et j 'imagine qu'ils seront nombreux à se poser la question ) se demandent quelle est la pertinence de la création d'une nouvelle association avec des objectifs voisins de ceux de l' ADMD, et en quoi une telle nouvelle association juste débutante et avec un nombre restreint d'adhérents probables pourrait espérer réussir  "ce que l' ADMD n' a pas réussi à faire jusqu'à présent" , avec toute la force de ses 47000 adhérents , de sa médiatisation , de la notoriété et du poids politique de certains membres de la direction , de  la longue liste des personnalités qui en soutiennent la cause, etc. .

- Première réponse : En effet , la nouvelle association "Ultime Liberté" n' a pas exactement les mêmes objectifs que l' ADMD ou du moins ne met l' accent de la même façon sur ces objectifs , même s'ils ne sont pas contradictoires avec ces derniers .

 1. Du point de vue l' objectif de légalisation , au niveau national ,

de l' "euthanasie d'exception" d'une part ( objectif en grande partie commun avec l' ADMD ) et de "l' auto-délivrance assistée" , d' autre part,  nous sommes tout à fait conscients que notamment sur le deuxième aspect, si déjà depuis 30 ans l' ADMD n' a pas réussi à obtenir l' adoption d'une telle loi au niveau de la voie parlementaire sur la question de l' euthanasie, il est difficile d'imaginer qu'une autre association puisse y arriver , avec des "moyens" et ressources tout à fait inférieurs.


- C'est donc que fondamentalement et de façon complémentaire à l' ADMD , nous proposons d' explorer d'autres voies que celles de la modification de la législation nationale par voie parlementaire :

      - 1.1. Du point de vue des "propositions de loi" nationales, il s'agit de préciser entre membres de l' association "Ultime Liberté" , les points sur lesquels nous serions nous-mêmes déjà d'accord , de façon à soumettre ensuite une telle proposition , non pas à la représentation parlementaire , mais dans un premier temps à un ou plusieurs  "sondages d'opinion" , pour voir le degré d'acceptation d'une telle proposition , dans la population française . Nous nous appuyons ici sur le constat, plusieurs fois renouvelé par des sondages précédents, que l' opinion publique française est largement favorable à une telle légalisation notamment de l' euthanasie , et nous faisons l' hypothèse qu'elle le serait peut-être aussi , même si c'est à un degré moindre , avec la proposition de légalisation de l' "autodélivrance assistée" .
Un travail important a été engagé en ce sens par Philippe BISSON , en proposant une modification concrète du Code de la santé , et en la soumettant au débat public :
( Voir la proposition de modification du Code de la Santé  par Philippe  Bisson )
 

L' horizon politique immédiat de ce travail est lié aux échéances électorales nationales de 2012, où les programmes des partis politiques ou mouvements de soutien de candidats devront préciser leurs positions sur le thème de la législation de la fin de vie en cas de victoire à ces élections.

 

      - 1.2. Certains parmi nos membres ( comme Yvan Bachaud ) , sont depuis longtemps engagés dans l' exploration de la voie du "Référendum d'Initiative Citoyenne" , et peuvent ainsi , dans le cadre de notre association "Ultime Liberté" , proposer une alternative politique liée à une modification de la Constitution prenant davantage en compte ou facilitant la demande d'un Référendum d'Initiative Citoyenne . Or il semble que l' ADMD, du moins au niveau de sa direction , n' ait pas suffisamment permis l' exploration de cette voie , parce que son combat essentiel était lié à une légalisation par voie parlementaire ( pour le moment non fructueuse, même si pour certains, la Loi "Leonetti" actuelle est un premier pas encourageant dans cette voie ).

2. Un deuxième objectif  fondamental de l' association "Ultime Liberté" est de construire dès maintenant un système concret d'entraide et de solidarité permettant de ne pas être limité dans l' action par les restrictions actuelles de la loi française, en s'appuyant sur les possibilités actuelles réelles et légales qui existent dans d'autres pays ( Pays-Bas , Belgique , Suisse ) , apportant chacun des "solutions" actuelles , accessibles par déplacement , à certaines demandes et besoins de membres de l' association .

Bien sûr il ne s'agit pas d'un "service" , ni au sens d'un "service public" ( puisque actuellement  illégal sur le territoire français ) , ni évidemment d'un service "commercial" , mais bien d'une proposition d'entraide personnalisée , liée à une confiance personnelle réciproque à construire entre  membres bénévoles, dont certains peuvent plus particulièrement se sentir prêts à "accompagner' ou ont déjà une certaine expérience de tels accompagnements .

( Voir à ce sujet la mise au point de Claude Hury )

Conscients des implications psychologiques , éthiques , sociales et symboliques importantes d'un tel travail d' "accompagnement" , qui doit pouvoir bénéficier d'une régulation sociale interne de cette confiance réciproque, l' association "Ultime Liberté" soutient les initiatives de "formation" proposées dans cette direction soit par des membres de l' association elle-même , soit par d'autres associations.

Notons bien que les compétences liées à ce type d'accompagnement peuvent être en grande partie les mêmes - au niveau du relationnel humain - que celles d'autres accompagnements de fin de vie , y compris ceux mis en oeuvre dans le cadre des "soins palliatifs" .

Une voie possible dans ce sens est aussi proposée par l' association de l' Institut International des Sciences Humaines et des Sciences de la Vie ( IISHSV ) .
Il est tout à fait possible aussi , concrètement sur le terrain, d'avoir ici aussi une collaboration dans cette formation humaine et technique d' accompagnement  avec des membres de l' ADMD qui ne sont pas membres d' Ultime Liberté.

3. Un troisième objectif  possible et sans doute progressivement nécessaire , est de portée plus "théorique" et plus à long terme :

Il s'agit de considérer cette question de l' "Ultime Liberté" dans un cadre de philosophie morale , de philosophie du droit et de philosophie politique plus large et de permettre des échanges et une synergie entre des attitudes et  réflexions personnelles , qui malgré les différences de sensibilité et de références symboliques , d'opinions ou de croyances des adhérents , constituent un noyau peut-être commun de valeurs centrées autour d'une conception similaire de la liberté personnelle et de l' acceptation des différences de ces choix personnels , mais dans une commune exigence de respect de cette liberté personnelle .

Et donc de voir en quoi cette commune mais libre exigence mutuelle du respect du "libre choix personnel" , pourrait s'étendre non seulement à cette question hautement symbolique de l' "Ultime Liberté" du "droit de mourir" , mais à d'autres aspects de la vie sociale , économique et politique et contribuer à la constitution du lien avec d'autres associations .

Dans la mesure où en effet, les membres de notre association sont prêts à chercher en commun des "solutions" conformes à leurs options personnelles , malgré les obstacles que la "souveraineté nationale" instituée leur oppose , il s'agit de voir si d'une façon générale , il ne conviendrait pas de tisser des liens plus explicites entre toutes les personnes humaines "libres et égales" , ayant une telle approche personnelle de leur propre liberté , de façon à constituer des réseaux "transnationaux" permettant de "contourner" les législations nationales dans leurs différences restrictives, sans forcément entrer dans une démarche de "désobéissance civile" ( mais qui n'est pas exclue a priori non plus ).

Autour d'une telle réflexion générale , il est possible d'avoir des contributions personnelles directes , comme par exemple le "Manifeste pour une mort douce, libre et volontaire" de Christian Dupont , mais aussi de s'inscrire dans des associations voisines :


- L' Institut International des Sciences Humaines et des Sciences de la Vie ( IISHSV )

La réflexion de longue date à ce sujet , du Dr Jean Guihot , exposée dans divers ouvrages , nous invite également à poser cette question plus générale d'un "Nouvel Humanisme Mondial".
Une "Université Populaire du Nouvel Humanisme Mondial" est proposée dans ce cadre par Jean Guilhot et son association "IISHVS" .


- Le mouvement Libre Choix

( Associations toutes deux créées par des membres de l' ADMD )

  

 


 

 
Deuxième réponse , par rapport à la question :

"Pourquoi une nouvelle association ?"

( Réponse liée à des différences non plus de contenu, mais de "stratégie" ) :

Les grandes associations
, comme l' ADMD , ont l' avantage d'une certaine "puissance" ( dont on constate cependant les limites ) , mais elles le payent sans doute d'une certaine "inertie" ou , si elles veulent continuer à être "efficaces" , d'un défaut de "démocratie participative" : les enjeux de "pouvoir" précisément risquent d'y devenir prépondérants sur la délibération démocratique des options du contenu.

Si je participe à la construction d'une nouvelle association comme "Ultime Liberté", c'est plutôt pour proposer dès le départ de travailler davantage en "réseau" , non seulement à l'intérieur de l' association, mais avec d'autres associations, avec la flexibilité , l' adaptabilité et la complémentarité propre aux réseaux , notamment aujourd'hui sur Internet,  plutôt que d'entrer dans un processus de compétition entre des options qui voudraient chacune dominer les autres en assurant son exclusivité.

Il ne s'agit pas de chercher à gagner des "parts de marché" au détriment d'autres options , puisqu'il s'agit de trouver les voies de liberté pour chaque personne, même si son option personnelle est ultra minoritaire , du moment simplement que cette voie minoritaire n' essaye pas  de contraindre les autres voies minoritaires ou supposées "majoritaires" .

La question institutionnelle de fond qu' à titre personnel j' essaye d'expérimenter ici, est de voir comment continuer à permettre l'expression individuelle maximale des options personnelles , tout en facilitant les "synergies" lorsqu'elles existent , c'est à dire lorsque les personnes concernées sont librement d'accord pour poursuivre un bout de chemin commun .
 

Il s'agit donc aussi bien d'explorer l'originalité de nos propres propositions que de nous "fédérer" avec de multiples autres initiatives associatives lorsque celles-ci ont déjà effectué une large part du travail ou indiquent clairement leur compatibilité avec nos propres objectifs, en admettant comme nous le principe fondateur de l' égal respect du  libre choix personnel .

D'où l'importance que j' accorde à titre personnel , au 3ème objectif ci-dessus , comme inscription de l'objectif  "ultime liberté" , dans un objectif de synergie plus globale entre toutes les personnes qui librement se reconnaissent mutuellement une telle liberté personnelle fondatrice.

Mais , bien évidemment , en application cohérente avec ce principe, chaque personne adhérente est libre d'avoir son propre profil de pondération des différents objectifs de l' Association , et de proposer aux autres ses arguments .

La première Assemblée Générale prévue à l' automne 2010 devrait permettre à chaque adhérent de clarifier à la fois ses positions par rapport aux objectifs de l' association et de mieux percevoir aussi l' originalité possible de son propre apport personnel .

 

 

 


Date de création : 02/01/2010 @ 12:43
Dernière modification : 30/04/2010 @ 15:27
Catégorie : ADMD et ULTIME LIBERTE
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Réaction n°3 

par ArmandStroh le 18/02/2010 @ 11:04

Réponse provisoire de Armand Stroh  à "Andreea" , concernant la question du suicide assisté :
- Concrètement , dans le cadre de la légalité actuelle, l' association "Ultime Liberté" ne peut en effet que contribuer à faciliter l'usage des moyens légaux actuellement disponibles dans d'autres pays , à savoir pour ce qui concerne le suicide assisté , la Suisse . Il s'agit donc de faciliter les démarches à entreprendre avec les associations suisses comme Exit ou Dignitas .

A faciliter aussi - sans tomber sous le coup de l'incitation au suicide - l'information technique de tous ceux qui voudraient ,  dans les situations "légitimes" à nos yeux , recourir à ces moyens . C'est ici bien sûr qu'il est important de ne pas mettre à disposition "facile" de n'importe qui ( adolescents suicidaires , personnes simplement dépressives ou souffrant de pathologies mentales entamant leur libre jugement , voir criminels mal intentionnés pour "suicider" d'autres personnes ... ) les moyens techniques du suicide et donc de constituer un réseau social d'entraide permettant une telle régulation avec un minimum de précautions .

- D'autre part , chacun comprendra ici que le jour où certains de nos membres - ou en liaison avec d'autres associations ou mouvements -  choisiraient de considérer l'occasion ou  le moment opportun d' effectuer en France une opération concertée de "désobéïssance civile" , pour provoquer un procès et une relance publique de la question comme à  l' époque où les procès liés à l' avortement ont relancé dans l'opinion publique le travail qui a fini par aboutir à la légalisation  , nous ne l' annoncerions pas ici publiquement à la légère .

Mais notre association vise en effet aussi à participer un jour à un soutien de solidarité humaine et morale à ceux qui risqueraient d'être ainsi collectivement mis en examen suite à une telle action concertée de "désobéissance civile" par rapport à l' état d'une loi jugée trop restrictive .
A relancer aussi éventuellement une opération collective d' "aveu" public de participation à des pratiques en marges de la légalité  actuelle .
Il n'est heureusement pas illégal , de pouvoir , dans un cadre démocratique , annoncer que l'on travaille à un CHANGEMENT de la loi ! Et que l'on puisse encore énoncer publiquement et légalement que la distinction entre  "légalité juridique" actuelle et "légitimité" en termes de convictions éthiques est précisément LEGITIME ( et liée à des "Droits de l'Homme" au nom desquels nous pouvons , comme personnes humaines, contester "légitimement"  les lois positives des législations  en cours ).
Nombreux sont ceux qui , aujourd'hui , rétrospectivement , considèrent que les "illégaux" d'hier ( militants pour la légalisation de l' avortement , lutte pour la reconnaissance du  droit des homosexuels , etc. ) avaient "légitimement" le droit d' agir dans l' illégalité" . Cette question de la tension entre illégalité actuelle et légalité future potentielle  reste donc en permanence ouverte dans un régime démocratique digne de ce nom. Elle le reste donc aussi pour notre association .

Remarque subsidiaire :
( Je n' engage ici encore davantage que mon opinion personnelle et pas l' association "Ultime Liberté" comme telle , même si , comme membre fondateur , cette opinion personnelle peut éclairer d' autres adhérents potentiels )

- C'est en ce sens aussi que la difficulté inhérente à cette situation de contradiction toujours possible entre "légitimité" d'une morale de conviction ( personnelle ou "communautaire" ) et "légalité juridique" ( Loi actuelle d'un "Etat de droit" ) , doit aussi nous reposer la question générale du cadre politique et juridique que nous considérons pour nous mêmes comme "souverain" : jusqu' à quel point chacun de nous , comme "personne libre et égale" , considère "normal" que le fait de vivre sur le territoire géographique "français"  impose à tous ceux qui y vivent de se "soumettre" , comme "citoyens" à la Loi existante commune de la "République" , sous prétexte qu'une majorité de "concitoyens" en a - apparemment - décidé ainsi jusqu'à nouvel ordre .

Nous pouvons aussi décider légitimement de remettre en cause ces cadres politiques historiques de la "souveraineté" et proposer progressivement d'autres "liens politiques et juridiques" entre les personnes que ceux que nous avons connus jusqu'à présent dans l'histoire de la constitution des "Etats-Nations" : Encore faut-il que nous soyons suffi

Réaction n°2 

par andreea le 16/02/2010 @ 16:23

Quelles méthodes objectives allez-vous appliquer pour atteindre le but que vous vous êtes  fixés.

Sachant que la loi Française n'autorise aucune aide au SUICIDE ASSISTE ?


Réaction n°1 

par andree le 26/01/2010 @ 16:13

Bienvenue a l'Association ULTIME LIBERTE que j'espére réveillera les mentalités à mieux  se  préparer à une fin de vie dans la douceur de l'accompagnement et choisir librement le moment  venu de sa fin de vie.


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