le 17/06/2010 @ 16:05 par LRS

Rédacteur
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Pour un meurtre, le verdict a été clément. Trois ans de prison avec sursis. Ca m'étonnerait qu'il recommence, le pauvre homme !
Mais l'acquittement eut été possible s'il avait été bien défendu.
Le Président de l'ADMD a confondu le Tribunal avec un plateau de télè et s'est vu à juste titre renvoyer dans les cordes.
D'après ce que les journaux rapportent, l'avocat n'a pas remis le chef d'accusation en cause (le meurtre) et a plaidé les circonstances atténuantes: "Vous avez affaire à un homme bon, qui agit par amour, pour libérer de
la souffrance celle qu'il aime." Comment le Ministère Public aurait il pu acquitter purement et simplement un meurtrier, quelles que soient les circonstances atténuantes ?
Or la défunte avait fait une tentative de suicide. La demande à mourir était une demande de suicide: c'est elle et elle seule qui avait pris la décision de mourir. Si maladroite - et horrible - que fut cette aide (étranglement avec un fil électrique), Badinter et bien d'autres avocats dignes de ce nom auraient plaidé l'assistance au suicide d'une femme qui voulait mourir, qui l'a prouvé, et qui ne savait pas plus que son mari comment se donner la mort.
Quand un défenseur sera-t-il jamais capable de dire qu'entre donner la mort à quelqu'un qui veut rester en vie, ce qui constitue un vrai meurtre, et aider une personne à se donner la mort parce qu'elle n'aspire qu'à mourir et n'est pas en mesure d'accomplir le geste seule, ce qui constitue une aide au suicide, IL Y A UNE DFFERENCE !
Encore une belle occasion manquée de faire dire par un jury que même si nous n'avons pas le droit d'exiger qu'un tiers nous donne la mort, nous avons le droit de mourir. Liberté Responsabilité Solidarité
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