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PhilosophieDuDroit

Quel "droit" pour les animaux ?


Querelle philosophique entre Geneviève de Fontenay et Peter Singer

France-Culture 18 février 2014 :

Les animaux aussi ont des droits ( Editions du Seuil )
http://www.seuil.com/video-95.htm



Commentaire personnel ( Armand Stroh ) : les animaux aussi ont des "droits", mais ils les auraient encore davantage ( comme nous ... ) , s'il devenaient capables de les énoncer eux-mêmes, en montrant ainsi leur capacité similaire à la nôtre à penser sa propre "liberté" et la réciprocité possible de cette pensée de sa propre liberté comme pouvant aussi être celle d' autres êtres pensants.

C'est toute la limite du projet de Peter Singer : pour que les "Grands Singes" , ou d'autres organismes vivants puissent réellement avoir des "droits" similaires aux nôtres", il faudrait qu'ils puissent aussi en prendre la responsabilité : penser eux-mêmes leurs droits ... et la défense de ces droits, et non pas reposer sur la "charité" paternaliste des humains pour de pauvres êtres "vulnérables" ... d' autant plus soignés et choyés qu'on veut en garder le contrôle essentiel ! ( Le "bon sauvage" du colonisateur exploiteur "humain" ... )

Autrement dit, s'ils pouvaient devenir capables d' entrer dans une certaine mesure dans la même communication des "idées". Est-ce uniquement une question de langage, ou de conditions d' éducation ? Ou bien l '"enveloppe génétique" actuelle de l' espèce homo sapiens - exprimée dans une certaine configuration connective cérébrale notamment- est-elle suffisamment distincte de celle des espèces voisines pour comporter un effet de seuil décisif dans une telle prise de conscience de "soi" comme "pensée libre" ? C'est ce qui peut encore rester une question ouverte ...

En tout cas, pour le moment, malgré le progrès des recherches éthologiques et de psychologie animale en ce sens, qui rapprochent fortement certaines capacités mentales animales des nôtres, aucune "discussion" entre humains et non-humains ne m' a paru suffisamment convaincante pour me faire penser qu'un de ces animaux "non-humains", était capable de se penser lui-même comme une "pensée libre" au sens où nous mêmes nous pouvons témoigner de notre propre liberté en l' exigeant à travers le langage.
Certes on peut toujours dire qu'un animal qui se débat pour sortir d'une cage ou d'une quelconque situation difficile ou pénible, "manifeste son désir d' être libre", mais c'est nous qui, jusqu'à nouvel ordre, lui "attribuons" cette signification à son comportement.
Les êtres humains, comme les animaux et bien d' autres "systèmes organisés" peuvent ainsi manifester des "comportements" que nous, spectateurs humains, pouvons qualifier de "volonté d' être libre" ... , mais le vrai problème se trouve dans la capacité pour un tel système organiser de mettre lui-même de telles "expressions symboliques" en rapport conscient avec son propre comportement d' "auto-défense" ...
Car la question "éthique" de fond supposera de pouvoir se mettre suffisamment à la place de l' autre ( "théorie de l' esprit" ), pour pouvoir comprendre que lui aussi peut se poser le problème de sa propre liberté, COMME nous le posons aussi pour nous-mêmes, et en prendre lui-même la responsabilité et la maîtrise.

Pour un véritable "fondement éthique d'un droit commun", il faudrait même aller plus loin, parce que déjà entre les êtres humains, un tel "fondement d'un droit commun" est problématique, et que tous les "êtres humains" n'en ont pas la même représentation ..., fortement dépendante des constructions sociales et culturelles auxquelles ces êtres humains participent.
Un être humain élevé dans des conditions où son entourage l' aura persuadé qu'il n' aucun droit ou que l' encadrement très restrictif de ses libertés" auquel il est soumis est parfaitement "naturel", aura beaucoup plus de mal à se représenter subjectivement la possibilité d' être libre ...
et de faire d'une telle représentation mentale de sa propre liberté personnelle un moteur efficace de ses actes ... et de l' énonciation de ses "demandes".

Donc, si l' appartenance à l' espèce homo sapiens, crée une très forte probabilité ( sauf pathologie cérébrale ) d' atteindre ce "seuil" de la prise de conscience de la liberté personnelle possible, cette prise de conscience est très loin d' avoir atteint toute son extension possible ... qui dépend elle-même de l' usage que nous allons décider de faire de cette liberté ainsi "représentée". En particulier pour nous "autoriser" à penser notre liberté comme potentiellement aussi "infinie" dans une réalisabilité future que nous sommes capables de la "penser" ou de l' imaginer.

Or pour moi, et pour un certains nombres d' autres "êtres humains" ( tous ceux qui le voudront ... ), le "droit nouveau" est désormais envisagé - par notre liberté même auto-posée - comme une mise en commun d'un tel idéal d' "Égale Liberté" ET des conditions progressives de son effectuation "réelle" dans un "avenir" intrinsèquement posé comme indéfiniment "Ouvert", dont les frontières du "réel", actuellement approximativement et provisoirement définissables par la connaissance scientifique actuelle, sont précisément ... provisoires.

Pour moi donc le seul véritable "droit" auto-posé et auto-déterminé comme "autonomie éthique" ou "autonomie morale", ne s' applique qu' aux êtres individués qui sont capables ou on été capables au moins une fois dans leur vie consciente de se penser eux-mêmes ainsi, ou de se représenter d' autres êtres comme en étant capable ( ce qui revient au même : car la capacité de penser des êtres capables de "penser librement" suppose qu'on ait soi-même suffisamment une telle capacité ... ).

Est-ce à dire que tous les "êtres" capables de se penser ainsi comme potentiellement "indéfiniment libres" posent en même temps - comme moi - un "Droit Universalisable" de tous ces êtres à disposer à "EGALITE" d'une telle LIBERTE ?
C'est ce que ces êtres eux seuls, comme personnes souveraines libres et égales ( se posant elles-mêmes comme telles ), ont désormais à décider pour eux-mêmes.
Et c'est l' enjeu "éthico-juridico-politique" principal du monde qui vient ... Et de la "frontière fractale" entre ceux qui décideront que leur "liberté personnelle indéfinie" est essentiellement contradictoire avec celle des autres, et qui choisiront donc fondamentalement un "éternel combat pour l' existence" ( la "loi du plus fort" comme étant leur propre loi librement choisie , où l' "inégalité" sera constamment la règle essentielle garantissant leur propre supériorité ) , et ceux qui choisiront fondamentalement ( tout aussi librement ... ) de penser leur propre liberté indéfinie ("divine"), comme parfaitement compatible - et de plus en plus dans l' avenir construit - avec celle des autres ... ayant fait librement ce même choix d' Égale Liberté compatible.