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" Droit Naturel" , une expression à questionner


Les références à un "Droit Naturel" sont anciennes en philosophie du droit ou en philosophie politique .

Elles sont étroitement liées au développement historique des idées juridiques en occident , et notamment du passage progressif de cette notion de "Droit Naturel" , de la sphère du droit rattachée au christianisme et à la légitimité religieuse supposée du pouvoir politique , à la "sécularisation" de ce Droit , où le qualificatif de "naturel" ne peut plus désigner principalement une organisation de l' "ordre de la Nature" ou d'un "Cosmos" suivant un supposé "plan divin" , mais pose alors la question , notamment au XVIIIè siècle , de ce que peut bien signifier une "nature humaine" pas simplement "empiriquement constatée" , mais capable de "prescrire " légitimement à tous les hommes des "normes" de pensée et d'action , et ceci sur un "fondement du droit" qui ne soit pas simplement le reflet de la diversité empirique des "cultures" locales .

Mon intention n'est pas ici de formuler les rudiments d'une histoire de la philosophie du droit , pour laquelle de nombreuses études universitaires sont beaucoup plus compétentes que moi, et dont le lecteur trouvera facilement des initiations sur la Toile , mais simplement de rappeler que ma "proposition personnelle" peut en effet être "située" dans un espace de reflexion déjà fortement "balisé" par de nombreuses disciplines à statut universitaire , soit du côté de la philosophie , du côté du droit , ou encore de diverses sciences humaines ou politiques qui peuvent contribuer à leur approche analytique.

Remarques Armand Stroh :


Sauf que , par définition même du projet "auto-justificateur" dont une énonciation possible est celle que je propose sous l' expression "EgaleLiberteLibreEgalite" , aucun "savoir" préalable ne peut ici venir , ni infirmer ni confirmer ce qui, par libre décision personnelle , est posé comme relevant de la libre décision personnelle .
Une discipline universitaire , ne peut ici qu'après coup constater ou faire des hypothèses raisonnables sur la proximité de fait ( dans son "contenu" ) entre une telle position personnelle et d'autres positions maintes et maintes fois exprimées , défendues ou décrites dans l' histoire déjà longue de la "philosophie politique" , de la "philosophie morale" ou de la "philosophie du droit" ou encore des disciplines universitaires "autonomes" que sont le "Droit" ou les "Sciences Juridiques" ou les "Sciences Politiques" , etc.

Si une discipline de recherche universitaire se veut quelque part à la recherche d'une "vérité" rationnellement communicable et évaluable , et non comme une institution politique ou morale normative prescrivant , conseillant ou orientant préférentiellement l' action ou les projets futurs dans un sens plutôt qu'un autre , alors j' annonce ici immédiatement , que ma proposition - délibérément posée comme libre - est qu'il ne saurait exister de "vérité morale" , par définition même de ce que j' entends désormais par "morale" ( LoiMoraleNouvelle ) , comme étant principalement organisée à partir de la liberté comme telle , et non d'une "réalité" préalable qui prescrirait quoi que ce soit . Donc y compris cette affirmation EllEMeMe , qui par définition ne "vaut" que pour les personnes qui y adhèrent librement .

Si une telle "position" ne se posait aucune question d' "universalisabilité potentielle" , ma position "personnelle" serait simplement une position "esthétique" ayant le statut d'un produit de fiction artistique , dont l' appréciation relève d'un simple jugement de goût .
Rien n'empêche quiconque de la considérer simplement comme une telle fiction "littéraire" ou "artistique" en général . Elle appartiendrait alors , comme toutes les convictions religieuses , les opinions politiques , les choix idéologiques divers , à l' univers du "relativisme culturel" au sens faible , qui suppose cependant précisément que , s'agissant ici d'opinions personnelles , elles peuvent être adoptées , exprimées et communiquées librement , à condition de ne pas s'imposer par la force ou par une contrainte quelconque contraire désormais aux "droits de l' homme" .

La statut que j' énonce pour ma propre proposition , a une telle organisation interne qu'elle PEUT être librement ( en termes de Droit de l'Homme ordinaire ) considérée comme une simple "fiction" , ou une "opinion personnelle" ,
mais que toutes les personnes souveraines , qui souscriraient librement à cette idée MeMe de leur propre "souveraineté" , PEUVENT , tout aussi bien désormais choisir en commun , de façon non contradictoire dans un "monde" pour elles désormais "possible" , d'adhérer à cette "fiction" ( ou "Utopie" ) , comme expression ( parmi d'autres équivalentes possibles ) du "fondement en valeur" d'un PROJET MORAL , JURIDIQUE et POLITIQUE désormais librement partagé entre elles , sur aucun autre préalable "en droit moral" que précisément cette commune et identique affirmation et déclaration de leur "Egale Liberté" de " PersonneSouveraine" .

Le lecteur peut aussi directement se dire qu'il n'en a rien à faire de tout cela , mais bien sûr cela n' empêche pas qu'il puisse avoir à se "justifier" ,
- soit en termes de "légalité" , comme citoyen relevant des juridictions politiques actuelles dont il est "sujet de droit" ,
- soit, surtout s'il estime pouvoir opposer une référence de "légitimité morale" à la pure "légalité formelle" , sans que cette prétention à une "légitimité" ne soit assimilable immédiatement au pur "arbitraire" du caprice individuel que n'importe quel délinquant , criminel ou tyran pourrait aussi bien invoquer pour soi-disant "justifier" ses actes .

Evidemment , s'il prétend se passer, à la manière de tout "criminel" réellement volontaire , de TOUTE justification , en identifiant immédiatement son "droit" à la simple force qu'il est capable de déployer en contraignant tout autre à accepter cet état de force , il ne s'étonnera pas non plus , en retour , que tout "criminel" potentiel , ou toute force collective d'un état plus ou moins totalitaire puisse tenir exactement ce même propos de la "loi du plus fort" , et que donc sa propre "position de force" ne "vaut" ( comme force de contrainte ) qu'aussi longtemps qu'une force supérieure à la sienne ne l' aura pas à son tour "asservie" .

C'est donc là même où la question se pose pour chaque être humain , des "motifs" de ses propres choix , décisions et actes volontaires posés , que chacun a aussi à choisir le degré et la nature de la "justification" qu'il entend éventuellement donner à ses actes , soit à ses propres yeux , soit aux yeux des autres êtres humains , voire d'autres êtres "raisonnables" possibles dans l' Univers .

C'est donc , comme je le répète désormais dans une expression stéréotypée bien connue : c'est VousQuiVoyez .


Ma proposition spécifique de libre auto-fondement du noyau de " valeurs morales universalisables " que constituent en un certain sens la "Liberté" et l' "Egalité" , cherche précisément à s'appuyer désormais sur une autre assise que celle du "Droit Naturel" , mais distincte aussi de la simple institutionnalisation de facto d'un "droit positif" qui résulterait d'une "souveraineté " supposée première , soit des Etats , soit des "Peuples" , soit encore moins, d'un retour à un fondement "transcendant" de type religieux qui s'imposerait à "tous les hommes" .
Cette proposition - qui comme telle n'est qu'une libre fiction personnelle - est cependant partageable , sans être a priori supposée "universelle" , mais simplement liée à une "universalisabilité potentielle" , c'est à dire que toute autre "personne souveraine" ou "esprit libre" , pourrait l' adopter aussi bien comme venant d' elle-même , non seulement comme un univers de fiction utopique dans un "jeu de rôles" , mais bien comme fondement même d'un nouveau droit moral commun.

Evidemment, pour cela , il faudrait et il suffirait qu'un certain nombre de personnes, se considérant désormais comme également "souveraines" , fassent une telle déclaration publique similaire , suffisamment similaire , pour que les autres y reconnaissent l' équivalent de leur propre déclaration de souveraineté personnelle . et que se constitue ainsi, de proche en proche , un réseau de reconnaissance réciproque d'un nouveau genre, entre ces "Personnes souveraines , libres et égales " .
Chaque personne souveraine , pour ce faire , peut bien sûr utiliser les instruments ou les supports culturels de son choix , et les formulations langagières ou symboliques qu'elle veut , puisqu'il s'agit précisément de pouvoir simultanément exprimer cette diversité et cette pluralité expressive inhérente à ces diverses libertés en acte ET cependant , si elle le veut , faire un effort de communication suffisant pour laisser "entendre" qu'il s'agit au fond du MeMe ideal partagé .