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LexiquELLE ArmandStroh EgaleLiberteLibreEgalite EthiqueMinimaleOgien? NouvelHumanisme EgaLiberte

" Loi Morale Nouvelle " ( L.M.N. ), en un sens spécifique proposé par ArmandStroh


J' ai fabriqué cette expression ( en jouant là aussi sur les initiales LMN , dont on sait que la suite des lettres ont donné le mot "élément" ) , à la fois pour réinterroger une très vieille question philosophique ( celle de la "morale" ou du "jugement moral" ) ,
mais en même temps pour signaler que si quelque chose reste dans l' expression même de "Loi Morale" , d'une parenté avec les anciennes "lois morales" - dans la revendication d'une spécificité de ce type de jugement - et notamment de son articulation avec la liberté de la personne,
l' adjectif "Nouvelle" est là pour signaler un déplacement important de cette "Loi Morale Nouvelle" par rapport à ce que beaucoup se représentent traditionnellement ( en général en négatif ... ) derrière le mot "morale" , en particulier comme si une "morale" était nécessairement définie de l' extérieur de la personne elle-même ( par une société, un groupe , Dieu ou la Nature, ou une "Raison" supra-personnelle etc. ) , bref en termes d' "hétéronomie" , alors que l'univers de la "morale" , depuis Kant au moins , se réfère avant tout à l' AUTONOMIE de la volonté du sujet et à la question des conditions de possibilité d'une Liberte Universalisable .

Pour le dire rapidement : la "nouveauté" ou le "déplacement " en question est très exactement celle qui s'exprime dans l' expression " EgaleLiberteLibreEgalite ", à la fois reprise très classique de la spécificité du jugement moral comme résidant essentiellement dans la liberté de conscience de celui qui juge :
Pas de "morale" ( en général, même avant notre "LoiMoraleNouvelle" ) s'il n'y a pas de liberté : voir ici bien sûr Kant et bien d'autres ..., mais - " nouveauté" - avec ce redoublement auto-reflexif de la Liberté qui se choisit EllEMeMe Librement comme "valeur-clé" :

La "Loi Morale Nouvelle" n'exige pas d' "universalité" préalable, mais seulement un aspect "potentiellement universalisable" - sous la condition expresse de l' acte libre d'une personne qui choisit cette exigence d' "universalisation possible" .

L' "impératif moral" n'est donc plus "catégorique" ( comme chez Kant , parce qu'il le réfère à un "universel a priori" ), mais bien conditionnel : et la condition fondamentale, à la fois de sa valeur "morale" et de son "efficacité" symbolique éventuelle, c'est précisément d'avoir été librement choisi.


Il ne s'impose donc pas a priori à "tout être humain". En cela, ma position ressemble à celle d'un "relativisme culturel" ou d'un relativisme des valeurs en général, sauf que je tiens cependant que , pour tout être conscient de sa propre liberté possible , S'IL CHOISIT librement un tel idéal ( d' " Egale Liberté Libre Egalité ") comme le sien - choix personnel - ALORS tous ceux qui font ce même libre choix peuvent construire entre eux un tel lien "universalisable" et constituer une nouvelle forme du "NouS"

"C'est Ma liberté, c'est Ma volonté, c'est Mon choix " , etc. , chacun PEUT le penser et le dire : mais , sortie des différences possibles de contenus de ces choix ( qui peuvent d'ailleurs aussi varier dans le temps ou suivant les situations pour la même personne ) , la FormeMeMe? du "renvoi à soi-même" - ce que signifie proprement l' "AUTO" de l' AUTONOMIE - est précisément la même : : le MeMe Moi Me Me , M' aiMe , M' éMeut et Me Meut : c'est donc bien l'unique cohérence d' un "compossible" d'une telle pluralité de "MoiMeMe?" ( comme disait Kant , "dans un Monde commun possible" ) qui est en relation directe avec la possibilité de constituer avec d' autres "MoiMeMe?" un tel "NouS"

"ForMalisme?" donc en effet ( suffisamment reproché à Kant : "mains pures , mais pas de mains" ) de l' esprit libre" , dont la pure "forme de la liberté" est de se donner cette multitude de libres incarnations possibles , mais toujours aussi idéalement réversibles .
( Voir ici aussi la question mathématiquement formelle de la fonction de l' "élément neutre" en liaison avec la symétrie et l' associativité dans la "StructureDeGroupe?" ) .


La "Loi Morale Nouvelle" ne vaut donc que pour ceux qui font le libre choix de l' adopter pour eux-mêmes : en ce sens elle n'est qu'une des multiples "lois morales" qu'une collectivité restreinte quelconque peut se donner .
La Loi de la Liberte est une Libre Loi , ou n'est pas , ni Libre , ni Loi .

Mais dans ce paysage de diversité relativiste "culturelle" , sous l' expression "ELLE" ou sous l'expression "LMN" ( ou toute formulation "culturelle" , symbolique et linguistique qui s'inventerait ainsi ) , on peut sans doute retrouver quelque chose de commun avec la tentative de Ruwen Ogien de définir une "Ethique minimale" ( EthiqueMinimaleOgien? ) :
En un sens , la tentative de Ruwen Ogien , même si je m'en sens proche , consiste encore à vouloir "sauver" un noyau commun de toutes les "éthiques" , qui dès lors serait universellement "justifiable" , même s'il est extrêmement réduit .
Mais le seul noyau "a priori" commun entre tous les "hommes" ( dans la définition commune de l' "humain" ) est celle de leur possible LIBERTE individuelle .

Autre différence avec l' éthique minimale de Ruwen Ogien : la LoiMoraleNouvelle me concerne d' abord "MoiMeMe?" , alors que Ruwen Ogien a tendance à penser que la "morale" est d'abord une régulation du rapport aux autres , et qu'on ne peut pas parler de "devoir moral" par rapport à soi-même .
On voit d'ailleurs ici comment - en se rapportant aux autres prioritairement - , il reste quelque chose de l' ancienne "hétéronomie" de la morale , qui le rapproche de ce point de vue d'une position comme celle de Lévinas , où c'est l' "Autre" , le "visage de l' autre" , qui est le noyau formateur du lien moral .

Certes on peut comprendre certains aspects de l' argumentation de Ruwen Ogien à ce sujet , comme l'idée qu'il n'y a pas à "exiger" ( devoir moral ) de soi-même quelque chose que l'on veut déjà de toutes façons .
Et donc que le propre de toute "exigence morale" résiderait dans le rapport aux autres .

Cependant , contre arguments :
1. les "autres" qui m' importent - moralement - sont des "alter ego" ( principe d' Egale Liberte librement assumé ) ou des organismes dont la potentialité est liée à un tel statut d' "alter ego" un jour possible dans l' avenir .
2. Ce qui fait , au niveau du contenu des choix , les différences de ces autres dans leurs choix , leurs goûts , leurs désirs, leurs comportements etc. , ne pose de problème "moral" que rapporté à la question de leur Égale Liberté plus ou moins favorisée ou défavorisée ( dans les faits , situationnellement et relativement ) par ces différences individuelles ou "culturelles" .

Les autres formes de "jugement de valeur" de ces différences ne concernent plus la "Morale Nouvelle" , ce sont des jugements de "Goût" et / ou l'objet de croyances particulières de chacun .
Les seules questions "universalisables" qui peuvent alors être posées - en dehors de celle de la "Moralité Nouvelle" proprement dite , mais qui ne prescrivent par conséquent rien en termes de "normes" , sont celles d'un côté de la "vérité scientifique provisoire" concernant une connaissance "universalisable" du "Réel" , et de l' autre d'une HEUREUSE rencontre des Goûts ( fondamentalement aléatoire , et liée à l' évolution imprévisible de nos rapports au Réel et des rapports entre notre libres projets et les possibilités intrinsèques du Réel dont nous ne connaissons scientifiquement qu'une partie probablement très restreinte ...) : De tels "HasardsHeureux?" peuvent bien sûr créer - pour chaque personne concernée - des liens esthético-artistiques très forts , où la dimension "érotique", mais aussi d'une façon générale la dimension "émotionnelle" et "sensible" , peut notamment être fortement engagée . Mais de tels liens , même extrêmement "positifs" , à cause de leur aspect aléatoire , ne peuvent constituer en eux-mêmes le noyau d'une "Loi Morale Nouvelle" , alors qu'ils constituent très souvent le noyau des "morales du sentiment" .
Les célèbres "Hasards Heureux de l' escarpolette" de Fragonard illustrent parfaitement ce qu'il en est de ce croisement aléatoire tant attendu des "perspectives " et des "regards" : il faut se trouver à la "bonne place" au "bon moment" ... toutes choses qui peuvent faire les connivences ( qu'un con n' y vente et se vantant ! ) d'une minorité d' "initiés" par une telle "Rencontre sur une table de dissection ..." , mais qui ne peut , à cause de cette localité exclusive aléatoire liée au "contenu" ( tenez vous bien ! ) , constituer un fondement universalisable d'une "morale" : il ne peut s'agir que d'une "ésthétique" . Il est vrai que de l' ESthétique à l' Ethique , il n'y a qu'un "S" ... carpe aux lettres ... SingulierSigneSymbole? où s' aiment et sèment antiquement ... tout ce qui va de Soi , en Vers à Soie

Dans ma propre proposition de "LoiMoraleNouvelle" , je suis prêt, comme les "relativistes" , à "sacrifier" ce supposé noyau commun universel moralement obligatoire - même "minimal" - , mais en permettant la consolidation , non pas dans un "consensus mou" supposé universel , mais bien de l'objet d' un choix libre et délibéré , et conscient de l' être , qui entraîne immédiatement la possibilité "rationnelle" ou même "raisonnable" ( pour ceux qui y adhèrent ) d' autres choix que celui que "je" fais spontanément comme existant empirique ( qui ne sont que des goûts-croyances-désirs locaux d'un MoiIciMaintenant? ) .

Le "coût" philosophique ,éthique , juridique et politique en est forcément lourd : il n'y a plus d'unité morale a priori "obligatoire" de tous les "êtres humains" ( même pas "minimale" ) :

L' entrée dans l'univers du "jugement moral nouveau" est certes considérée comme possible pour tout être humain ( c'est déjà le sens de la Déclaration Universelle des Droits de l' Homme lorsqu'elle dit que" tous les êtres humains sont doués de conscience et de raison" ) .
Mais la considération de la valeur morale propre d'une libre adhésion ne peut pas économiser cette liberté personnelle même :
Un "être humain" PEUT donc , dans les faits - sans cesser d'être un "être humain" ( au sens à la fois de l' appartenance au "genre" ou à la "famille" biologique humaine et par ailleurs du "Sentiment fraternel" amour/haine , d'une rivalité mimétique ... possible ) ,
choisir d'être ce que d'autres êtres humains appellent un "criminel" , un "monstre" , ou plus simplement "inhumain" ( au sens faible de ce mot ) ou mettre d'autres "valeurs" que les "Droits de l' Homme" nettement "au-dessus" de ces Droits ...

La" Déclaration Universelle" a beau prétendre que dorénavant plus aucun organisme collectif ni aucune personne ne sauraient refuser de reconnaître ces Droits de l' Homme , chacun sait bien , non seulement qu'en fait ces droits sont quotidiennement bafoués , mais qu'ils ne sont même pas RECONNUS comme tels par de nombreuses organisations pourtant tout à fait "humaines" au sens du "genre humain" .

D'autre part, il y a des formes de pensée ou de philosophie critique qui peuvent tout à fait "rationnellement" argumenter en faveur d'autres positions que celle des "Droits de l'Homme" et en tout cas autres que la version "Droit Naturel" souvent donnée de ces Droits .
La forme de "rationalité" qui a donné naissance historiquement à la "Déclaration Universelle" , n'est pas nécessairement "universelle" : ceux qui le prétendent mettent leur propre croyance ( qui est libre ... ) à la place d'autres croyances tout aussi libres ...

Toutes ces relativisations , dont certaines sont parfois appelées "postmodernes" , ouvrent des horizons de réflexions "alternatives" toujours possibles .

CHOISIR le contenu central de "Liberté, d' Égalité et de Fraternité" présent dans les Droits de l' Homme , est donc bien un CHOIX et non pas une "vérité morale" dont l' adoption par tous serait l'unique "rationalité" possible , même réduit au noyau d'une "Ethique Minimale" .


La proposition de "Loi Morale Nouvelle" propose d'assumer ce libre choix comme tel ... pour ceux qui font ce choix :
Le libre choix de la liberté de choisir : noyau libre de l' EgaleLiberteLibreEgalite , reposant identiquement sur lui-même pour son "auto-justification" ... qui ne vaut que pour les personnes qui l'on déjà librement choisi ...


Si des êtres humains font d'autres choix et se trouvent devant la contradiction de prétendre" choisir librement" d' autres "valeurs suprêmes" que cette liberté même , ce n'est plus notre problème , mais le leur ...
Nos "relations humaines" avec ces autres êtres humains ne reposent plus alors sur une telle symétrie de reconnaissance mutuelle , mais sur toutes sortes d'autres "liens effectifs" - qui ont toujours déjà existé ... mais parmi lesquels nous pouvons désormais choisir ceux qui conviennent le mieux à notre projet ... ( Le "droit positif" en est un : on n'est pas d'accord : on va devant un tribunal ... , on utilise la ruse , on propose une transaction "commerciale" , "donnant donnant" , etc. Avant d'en arriver à la guerre , l' "humanité" et l' "animalité" ont inventé de nombreux dispositifs de coexistence compétitive ... ) .

Mais avant de dire que fondamentalement "on n'est pas d'accord" avec qui que ce soit et qu'on est obligatoirement en conflit , voire en guerre "tous contre tous" , il faut avoir essayé , et notamment de voir si en fait la personne à qui vous vous adressez ne serait pas , comme vous ,LIBREMENT D'ACCORD sur un principe commun d' Égale Liberté de chacun ... et ceci même si "tout le monde" ne fait pas pareil ...

C'est une telle attitude que la "Loi Morale Nouvelle" propose de partager , pas forcément sous cette "étiquette" ou cette expression . Libre à vous d'en proposer de meilleures ... si vous en trouvez .
Ce ne sont pas les "jeux de mots" particuliers qui comptent , mais l' "esprit" ( Est-ce prix ou aise prise ? ) .


Remarques générales sur l' usage du mot "morale"

On sait en particulier qu'en France , une ambiguïté importante subsiste quant à l' usage politique et juridique de cette expression : certes , laïcité oblige , les "morales" religieuses ou communautaires sont supposées limitées à la sphère privée , mais nombreux sont ceux qui parlent de "morale républicaine" , et pas seulement d' une "éthique du débat démocratique" où tout serait perpétuellement discutable , en ne pouvant jamais convaincre personne de quoi que ce soit, dans une forme de "relativisme culturel" plus ou moins "postmoderne" .

La notion de "morale" , et en tout cas le mot sont devenus pour beaucoup suspects , et en tout cas posent problème dès qu'il est utilisé hors de la sphère "privée" des croyances et idéologies personnelles .

Dès qu'il est question de poser ce type de questions philosophiques en amont de leur incarnation juridique et politique "légale" , dans des débats publics argumentés , beaucoup préfèrent utiliser le mot "éthique" .

L' étymologie de ces deux mots ne nous apprends rien de plus , car l'un ( morale ) dit en latin ce que l' autre ( éthique ) dit en grec ...

En dehors du sens philosophique technique qui appelle "éthique" une discipline philosophique ( " partie " de la philosophie ) qui étudierait